Anthony MARTIAL / Nicolas PALLOIS

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Monaco-Bordeaux (0-0).

Le joueur AG du match :

Nicolas PALLOIS (6/10) : Suspendu contre Toulouse, Nicolas Pallois a fait un retour remarqué sur la pelouse du Stade Louis II. Après sa prestation calamiteuse face à Lyon, notre leader du classement des notes à la mi-saison a tenu son rang, au point d’être désigné meilleur joueur du match par la Rédaction. Vigilant et omniprésent il a régné en maître dans sa surface de réparation, gagnant presque tous ses duels et récupérant 28 ballons ! Au sol (3′) ou dans les airs (62′), notre défenseur s’est multiplié pour protéger son équipe. Auteur d’une grosse boulette (51′), il a eu le mérite de la rattraper, en prenant une fois de plus le meilleur sur Martial, mais prouve malheureusement qu’il n’a pas retenu les erreurs du passé, en continuant de prendre des risques inutiles… Malgré cette fausse note et l’entrée de Berbatov (57′), le gaucher a été très solide ce soir.

L’équipe :

Cédric CARRASSO (6/10) : Dans un match terne, notre gardien a su sortir LA parade nécessaire, en stoppant à bout portant la tentative d’un Lucas Ocampos hors jeu (mais non signalé) aux 6 mètres (3′). Ce premier arrêt n’en n’a pas appelé beaucoup d’autres, pour Carrasso qui a vécu une soirée plutôt tranquille au final. Bien placé sur les tentatives molles de Silva (50′) ou Moutinho (82′), il a aussi pu compter sur la complicité de Contento (35′) et sur la maladresse de Berbatov (70′) pour garder sa cage inviolée. Présent dans les airs et toujours concentré, en vrai leader, il a fait honneur à son tout nouveau maillot jaune.

Julien FAUBERT (3/10) : Profitant des nombreuses absences et du repositionnement de Mariano, Julien Faubert était titulaire dans le couloir droit de la défense. Défensivement, il a souvent été sérieux, bien aidé par des monégasques peu entreprenants. Il a néanmoins commis de grosses erreurs, comme une passe totalement ratée qui a conduit à un bon coup franc (12′) ou une relance plein axe extrêmement dangereuse (53′). Offensivement, comme toujours,  il a brillé par ses imprécisions techniques, et mise à part une bonne combinaison avec Mariano (27′), on ne l’a pas vu, à part pour distiller un centre au 3ème ou 4ème poteau (23′).

Marc PLANUS (5/10) : Comme Faubert, Marc Planus débutait grâce aux circonstances (blessures, sélections…), mais à l’inverse de notre latéral, lui a plutôt été bon. Jouant sur ses points forts, il a été malin (4 fautes obtenues), propre dans ses transmissions (88% de passes réussies), réalisant de jolies anticipations (40′) et des tacles dont il a le secret (53′). Malgré tout, comme toujours, il est lâché quand le jeu s’accélère et a mis son équipe en danger, en faisant une main (52′) ou en offrant sur un plateau une belle opportunité, heureusement mal jouée par Martial (58′).

Diego CONTENTO (5/10) : Pas toujours au marquage, souvent débordé et inoffensif la plupart du temps, Diego Contento a rarement brillé ce soir. Sans être à la ramasse, l’italo-allemand a eu du mal à contenir les rares accélérations de Ferreira-Carrasco ou Ocampos. Même s’il a souvent touché le ballon (58), il ne l’a pas toujours bien utilisé (74% de passes réussies) et n’a rien apporté offensivement. Finalement, sa prestation est sauvée par ce ballon dégagé sur sa ligne, empêchant Ocampos d’ouvrir le score, alors que Carrasso était battu (35′).

Grégory SERTIC (4/10) : Dans un positionnement « à la Pirlo », Grégory Sertic a globalement déçu ce soir. Bien que placé juste devant sa défense, il a eu un impact très limité dans l’organisation du jeu, ne touchant que peu de fois le cuir (52), alors qu’il était censé être une rampe de lancement. Il a surtout manqué de précision, notamment en première période, rendant trop souvent le ballon à l’adversaire (18 fois). Imprécis dans ses transmissions donc (67% de passes réussies), même lorsqu’il est monté d’un cran (58′), il l’a également été sur sa seule frappe, qu’il a envoyé dans les tribunes alors qu’il était bien placé (63′). L’avantage c’est qu’il ne risquait pas de blesser quelqu’un… Souvent sanctionné (4 fautes), il a logiquement été averti pour un croche-pied sur Moutinho (66′).

MARIANO (3/10) : Milieu droit comme à Lille, notre Brésilien a été transparent ce soir. Il est pourtant à la réception d’un bon centre de Plasil d’entrée de jeu (2′), mais glisse au moment de sa reprise. La suite de la rencontre de Mariano est malheureusement nettement plus fade, malgré quelques combinaisons bien senties (27′ 63′). Trop peu influent (31 ballons joués), notre numéro 2 a souvent joué à l’envers, comme sur sa dernière action où il tente de frapper, alors que certains coéquipiers étaient bien placés (86′). Défensivement, Echiéjilé n’étant pas monté il n’a rien eu à faire, jusqu’à l’entrée de Kurzawa (67′), qui s’est heureusement montré imprécis.

Younès KAABOUNI (2/10) Willy Sagnol a récemment dit du bien de Kaabouni (voir ici), et après le match de ce soir, on se demande s’il ne s’est pas trompé de joueur… Titulaire au côté de Jaroslav Plasil, le jeune milieu girondin a tout simplement été inutile sur la pelouse du Stade Louis II. Quelques bonnes séquences toujours mal conclues et une passe en retrait très dangereuse (18′) sont venues nous rappeler qu’il était sur le terrain. Un seul ballon récupéré, 25 joués, 2 fautes… des statistiques faméliques stoppés peu avant l’heure de jeu suite à son remplacement par Cédric Yambéré (58′). Venu se placer juste devant la défense, le nouveau numéro 21 des Girondins a failli réaliser une entrée en jeu aussi catastrophique que face à Toulouse, lorsqu’au lieu de relancer vite, il a perdu un ballon chaud (60′). Après cette première alerte, Cédric Yambéré s’est plutôt bien repris et a été présent au combat, mais trop limité pour pouvoir peser sur les débats.

Jaroslav PLASIL (5/10) : L’international tchèque aurait pu être décisif très rapidement ! D’entrée de jeu il orchestre une attaque girondine et trouve Rolan puis Mariano pour la première grosse occasion du match (2′). Jaroslav Plasil semblait bien parti pour réaliser une nouvelle grosse prestation… ce ne fût finalement pas le cas, même s’il a sans doute été le meilleur milieu de terrain de la partie. Pas aidé par Kaabouni, il a parfois eu du mal à surnager dans le coeur du jeu, malgré sa belle combativité (12 ballons gagnés). C’est surtout offensivement que notre numéro 18 a pêché ce soir, ne menant pas ses actions jusqu’au bout, exception faite d’un tir totalement dévissé (69′). Un peu mieux en fin de rencontre, mais trop juste pour faire la différence, Plasil nous avait habitué à mieux.

Diego ROLAN (3/10) : Un bon début de rencontres, avec quelques courses et quelques crochets intéressants… puis le néant ! Comme toujours ou presque, Diego Rolan a été un véritable fantôme loin de Chaban-Delmas. Positionné à gauche, il n’a jamais su faire la différence et Fabinho a vécu une soirée très tranquille face à notre Uruguayen. Aucun tir, aucun centre et aucun danger apporté par Rolan ce soir. Comme son alter ego Mariano, il n’a jamais su emballer cette rencontre, ne touchant que 32 ballons avant de céder sa place à Emiliano Sala (73′). Diabaté blessé, aucun attaquant recruté, mais l’Argentin continue d’être remplaçant. Malheureusement pour lui ce n’est sans doute pas sa rentrée du soir qui va changer la donne. Malgré son envie évidente de bien faire et l’énergie déployée, Sala n’y arrive pas, à l’image de son incroyable raté seul face au but de Subasic (81′). Le fait qu’il soit hors jeu ne change pas grand chose à ce geste qui prouve tout le manque de confiance de notre attaquant.

Thomas TOURÉ (5/10) : Comme la saison dernière à Monaco, Thomas Touré aurait pu égayer la soirée et marquer un but magnifique. Malheureusement pour lui sa frappe enveloppée est venu mourir sur le poteau (81′). Dommage, surtout au vue du numéro qu’il avait effectué pour se créer cette opportunité. Globalement, le numéro 13 bordelais n’aura pas été en réussite sur la pelouse du Stade Louis II. Ce n’est pas faute d’avoir tenter sa chance, mais Subasic a sorti un bel arrêt (2′), avant de cueillir ses tentatives trop molles (18′ 38′ 80′). Positionné en pointe, le franco-ivoirien a connu une rencontre compliquée malgré sa combativité habituelle. Souvent esseulé, il n’a pas su s’appuyer sur les rares coéquipiers qui lui proposaient une solution et a trop cherché l’exploit individuel, alors qu’une passe s’imposait (41′ 80′). Beaucoup plus vif que Carvalho, il n’a que trop rarement pris le meilleur sur le portugais et a été souvent battu dans les duels.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, nous sommes (enfin) lundi ! La semaine a été d’une tristesse absolue avec les drames qui ont touché la France, le décès d’Olivier Schwarz, une voix importante en Gironde, et celui du jeune espoir belge Junior Malanda. Le football est bien peu à côté de tout cela et est censé nous apporter un peu de joie et de distraction dans cette période noire… Ce Monaco-Bordeaux a très clairement failli à sa mission ! Ce match a été une véritable purge et même si avec tous les absents (11 joueurs au total), ce point pris à Louis II n’est pas honteux, surtout face à une équipe de l’ASM en pleine forme, on ne peut pas s’en contenter. A part 5 minutes au début, et 5 à la fin, difficile de rester éveillé devant le spectacle proposé par les 22 acteurs. Au final, comme souvent lorsqu’il y a 0-0, ce sont plus les joueurs défensifs qui se mettent en évidence. Mention spéciale à Nicolas Pallois qui a retrouvé des couleurs et à Cédric Carrasso qui a su faire le travail. Sans Diabaté, Khazri ou Maurice-Belay, l’attaque girondine a été très faible, malgré un Thomas Touré remuant comme à son habitude. Bref, une rencontre à oublier pour Bordeaux ! Il faudra montrer un autre visage vendredi face à Nice (20h30 sur beINSPORTS1). Allez Bordeaux !

La rédaction AG