Dans un entretien accordé à Sud Ouest, Alain Bénédet entraîneur adjoint plus spécialement chargé des attaquants revient sur les dernières prestations des joueurs offensifs des Girondins et plus particulièrement sur Maurice-Belay auteur d’un doublé contre Lille.

Crédit Photo : Sud Ouest

Comme entraîneur adjoint plus spécialement chargé des attaquants, avez-vous vécu les cinq buts de votre équipe à Lille de manière encore plus intense ?

Alain Bénédet. Bien sûr. J’étais heureux que des gars comme Nicolas Maurice-Belay ou Yoan Gouffran, avec qui on travaille énormément, soient récompensés.

Maurice-Belay est en train de se découvrir buteur…

Il joue en pointe depuis quelques matches mais il a toujours tendance, dans sa tête, à se penser passeur. Il doit se mettre dans la peau d’un attaquant qui peut marquer. Je le connais depuis trois ans, je ne cesse de lui dire qu’avec sa vitesse d’exécution, il ne fait pas assez de passes et doit marquer plus de buts. Là, on sent qu’il va franchir le cap.

Marquer des buts, ça se travaille comment ?

Beaucoup d’exercices, à 2, 3, 4, en angle fermé, ou pas, etc. pour se retrouver en configuration de match. Et il n’y a pas de secret : il faut commencer par cadrer les frappes.

Cela passe aussi par le dialogue ?

Énormément. J’ai été attaquant (228 matches de D1 à Toulon, Saint-Etienne, Metz, Le Havre de 1981 à 1993), je sais qu’il faut beaucoup discuter. C’est une mise en confiance permanente.

Ce match à cinq buts peut-il être le déclic pour les attaquants ?

Pas seulement pour les attaquants, pour tout le groupe qui fait preuve de beaucoup d’envie. Hormis l’élimination à Lyon, nous sommes invaincus en 2012. Cette victoire va renforcer la force de l’équipe. C’est un moment intéressant qui nous permet de relancer d’autres joueurs comme Bellion, Saivet, Sertic, Jussiê ou Traoré et Diabaté qui rentrent de la CAN.

L’absence de buteur attitré va finir par devenir un avantage…

C’est vrai qu’on ne dépend pas d’un seul joueur pour marquer. De toute façon, ce buteur, on ne l’a pas, on fait avec les joueurs qu’on a, cela ne nous empêche pas d’en mettre cinq à Lille.

Où se situe la marge de progression maintenant ?

Dans la constance qu’on demande à tous les joueurs. Ils avaient tendance à évoluer en dents de scie en début de saison. Ils sont plus réguliers depuis la reprise, j’espère qu’ils vont continuer à l’être lors des deux gros matches qui nous attendent contre Lyon et à Montpellier.



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