FC Girondins de Bordeaux 2-1 APOEL Nicosie (3ème journée de l’UEFA Europa League – Groupe F)

Les joueurs alignés : Carrasso(c)  Chalmé, Henrique, Bréchet, Poundjé Sané, Sertic (Diabaté 46′), Traoré, Obraniak (Faubert 71′)– Saivet (Sacko 70′), Rolan.

C’est sous la pluie que les 22 acteurs entament leur 3ème rencontre européenne de la saison. Les Girondins ont revêtu leur maillot third sous les yeux du président Triaud et pour la quatrième fois consécutive de l’actionnaire majoritaire du club et président du directoire d’M6, Nicolas De Tavernost, qui penserait à se désengager des affaires du club au scapulaire. Parenthèse faite, la vérité c’est le terrain. Ainsi intéressons-nous au match. L’opposition commence sous un faux rythme avec des bordelais disciplinés face à des chypriotes très rugueux. Cet engagement n’est d’ailleurs que très rarement réprimandé par un arbitre suédois très permissif. Le premier joueur à se mettre en action est l’uruguayen Diego Rolan qui au terme de belles accélérations ajuste par deux fois des centres malheureusement sans danger. Ce dernier reprend d’ailleurs un centre d’Obraniak dans la foulée mais sa tête est trop molle pour inquiéter le portier de l’APOEL. Le match manque cruellement de folie, les deux blocs sont en place en ce début de partie. La paire Sertic-Sané se montre très pressante à la récupération. Illustration à la 23ème minute lorsque le premier adresse un corner superbe sur la tête du second qui propulse le cuir au fond des filets. Sané laisse éclater sa joie, les Girondins mènent 1-0. Ce but semble d’ailleurs redonner des couleurs aux bordelais qui vont se montrer plus menaçants. Ils auraient même pu faire le break si Obraniak n’avait pas échoué par deux fois face au portier chypriote. L’audace renaît dans les rangs girondins à l’image de Rolan, très en vue ce soir, qui réalise un véritable festival technique avant de servir Traoré, en vain. Le temps s’écoule et les Marine & Blanc se dirigent tranquillement vers la pause avec un avantage précieux. Seulement voilà, habitude de la maison bordelaise, les joueurs craquent. Et c’est à quelques secondes de la fin du premier acte que Bordeaux plie, lorsque Goncalves, complètement esseulé au second poteau, vient pousser le cuire au fond des filets. 1-1, 44′. La mi-temps est sifflée sur ce score de parité qui confirme une nouvelle fois que Bordeaux ne sait pas gérer !

Au retour des vestiaires Sertic, touché à la hanche cède sa place à Diabaté. Ce changement nécessite donc une réorganisation tactique entre les lignes bordelaises. Ce sont les joueurs de l’APOEL qui se distinguent dans les premières minutes du deuxième acte. Les chypriotes auraient même pu prendre l’avantage si Carrasso n’avait pas réaliser deux arrêts de grande classe avant de voir son poteau droit lui porter main forte sur une volée de toute beauté (62′). Le poteau qui venait tout juste de trembler dans le camp de Nicosie sur une frappe d’Obraniak deux minutes auparavant. La rencontre s’emballe enfin. Les chypriotes qui ont inscrit leur premier but lors de cette phase de poule ce soir ne comptent pas s’arrêter là. A l’inverse, Bordeaux pousse pour repasser devant au tableau d’affichage. Cette pression se traduit par de multiples occasions qui se soldent par des ratés successifs de part et d’autre. A l’heure de jeu, les bordelais se précipitent et rendent trop vite le ballon. Diabaté pèse sur la défense mais se montre trop maladroit pour donner l’avantage aux Girondins. Rolan, homme du match, se distingue de nouveau sur des centres que Diabaté peine à redresser. C’est à la 70ème minute que Gillot décide de procéder à ses deux derniers changements. Sacko et Faubert entrent, Obraniak et Saivet sortent. Nul doute que le technicien bordelais procède à ces remplacements dans l’optique du match de dimanche. Toujours est-il qu’une rencontre se joue en ce moment même, et les joueurs se démènent pour la remporter. Rolan manque d’abord le cadre (72′) avant que Diabaté enchaîne un contrôle de la poitrine et une reprise de volée surpuissante que Pardo parvient à repousser. Au fil des minutes, le gardien formé au FC Barcelone écœure tour à tour l’avant-garde girondine. Les secondes filent et Bordeaux ne marque pas. Vient alors la 88ème minute où  l’arbitre accorde un coup-franc excentré aux bordelais. Sertic et Obraniak sortis, c’est le jeune Rolan qui prend les responsabilités de le frapper. Démarche efficace puisqu’il dépose le ballon dans la course rageuse d’Henrique, le roc brésilien ne se faisant pas prier pour propulser le ballon au fond des filets. Bordeaux reprend l’avantage : 2-1 (89′). Les Girondins doivent maintenant conserver cet avantage, et ce n’est pas chose aisée habituellement pour la maison bordelaise. La tension est à son paroxysme lorsque le quatrième arbitre annonce 5 minutes de temps additionnel minimum. Une énorme frayeur survient à la 91ème minute lorsque Manduca place sa tête à quelques centimètres du but de Cédric Carrasso. Le capitaine girondin souffle, le stade retient le sien. Les Marine & Blanc entament donc une ultime phase de conservation du ballon, monopolisant celui-ci et privant les chypriotes de s’approcher des buts. L’arbitre délivre le stade au terme des 5 minutes supplémentaires. Les joueurs exultent, Bordeaux tient enfin sa première victoire européenne de la saison. S’en vient alors une seconde constatation ; Bordeaux ne sait pas gérer, mais a retenu la leçon.

Ce ne fut pas tâche aisée, et ce succès ne fut pas acquis sans mal. Longtemps tenus en échec, il aura fallu attendre les toutes dernières minutes pour voir les bordelais passer devant au tableau d’affichage. Quoi qu’il en soit, l’essentiel est sauf. Bordeaux renoue avec la victoire et se relance dans la course à l’Europe. Dans l’autre match du groupe F, l’Eintracht Francfort s’est imposé 2–0 face au Maccabi Tel-Aviv. Ce résultat permet aux Girondins de faire une bonne opération puisqu’ils reviennent à 1 point du Maccabi, second du groupe. (voir le classement complet ici)

Bordeaux tentera donc de prendre la seconde place dès la 4ème journée de cette Ligue Europa lors du match retour à Chypre, le 7 novembre à 19h00. 



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