FC Girondins de Bordeaux 2-0 SC Bastia (34ème journée de Ligue 1)

La feuille de match

Bordeaux : Carrasso – Sabaly, Lewczuk (Rolan 46e), Pallois, Gajic – Toulalan (c.), Vada, Sankharé – Malcom, Kamano (Ounas 82e), Laborde (Plasil 76e).

Bastia : Leca – Cioni (Keita 57e), El Kaoutari, Djiku, Bengtsson – Cahuzac (c.), Mostefa (Diallo 68e), Ndango – Nangis, Koulibaly – Raspentino (Danic 68e)

Buts : Malcom (55e), Sankharé (67e)

Avertissements bordelais : Lewczuk (25e)

Affluence : 25487 spectateurs

Le résumé

Après deux victoires d’affilée, Bordeaux retrouve le chemin de son antre, le Matmut Atlantique, pour y affronter Bastia. Une équipe bastiaise fraîche physiquement mais atteinte au moral après les incidents à Furiani la semaine passée. Des deux côtés, un impératif victoire. Mais ce sont les plus en forme qui l’ont logiquement emporté.

Une première période suffisante ?

Il fut un temps, Bordeaux prenait systématiquement un but dans les trente premières minutes. Ce temps, révolu depuis l’année 2017, n’est pas non plus des lustres derrière nous. En effet, sans être inquiétés, Bordeaux n’est pas franchement rentré dans son match. Donnant l’impression que le score gonflerait progressivement. Sérénité ou suffisance ? Il n’y a qu’un pas.

Il suffit de voir la mine déconfite, dans le premier quart d’heure, de Jocelyn Gourvennec, pour se donner une idée sur la question. Côté bordelais, seul Malcom se met en avant après quelques rushs et des idées intéressantes. Mais entre l’idée et la réalisation, il y a beaucoup plus qu’un pas. Le brésilien a justement manqué de précision. Comme sur son coup-franc bien senti (18e), au premier poteau. Le public y a cru avec l’effet d’optique mais l’effort a fui d’un rien le cadre.

En jouant sans complexes, Bastia a empêché Bordeaux de bien déployer son jeu. Les locaux ont, sur phase défensive, essayé d’anticiper les passes pour provoquer l’effet de surprise et lancer des contre-attaques diablement dangereuses. Nantes s’en souvient encore.

Il y a eu, en fin de mi-temps, une occasion pour chaque équipe. D’abord côté bordelais, avec un une-deux bien senti entre Sankharé et Vada, tout est parfait, comme l’intervention de Djiku devant son gardien (31e). Douze minutes plus tard, c’est Bastia qui donne des frissons aux quelques 25000 supporters présents ce soir, quand Coulibaly élimine Lewczuk, frappe devant Pallois qui contre le cuir. (44e). Sur le coup, Bordeaux a eu chaud.

Gourvennec n’attend pas

Une fois la pause actée, l’entraîneur bordelais n’a pas hésité à bousculer l’ambiance monotone du soir. En sortant un Lewczuk à côté de ses pompes ce soir et en faisant rentrer un attaquant de pointe, Rolan, est osé. Mais si l’on ne prend pas ce risque contre le 20e, à domicile, difficile de dire que l’on vise ouvertement l’Europe.

La décision est pragmatique, et la réaction est immédiate. Seulement dix petites minutes après le lancement de la deuxième période, les Girondins trouvent la faille. Sur un centre millimétré de l’excellent (ça commence à devenir une lapalissade) Sankharé, Malcom passe devant Bengtsson pour ajuster du droit, s’il vous plait, un Leca qui n’a pas la main aussi ferme que Neuer. (1-0, 55e).

Un coup de pied sur l’accélérateur, que n’a pas lâché Bordeaux par la suite. Il fut un temps, pas si lointain, le score serait resté le même. On plie bagage, on assure, on essaye de ne pas prendre un but. Aujourd’hui, tout est tellement différent. En continuant d’acculer le porteur de balle, les locaux ont inscrit un nouveau but.

Sur un coup-franc offert par la véhémence trop prononcée d’El Kaoutari (qui prend un carton jaune alors qu’il n’y a aucune faute, qu’il n’a aucun bordelais à 10m à la ronde), Vada propulse le ballon sur Pallois qui remise en chandelle sur la zone du point de pénalty. Sankharé saute au-dessus de tout le monde, propulse le ballon dans les filets et Cahuzac vers le sol. (2-0, 67e).

Jamais deux sans trois…

Après l’expulsion d’El Kaoutari à la 75e minute, le scénario n’a plus laissé place au doute. En maîtrisant son sujet défensivement, Bordeaux remporte les trois points. C’est même la troisième journée d’affilée que les Girondins gagnent, ce qui n’a pas été réalisé par le club depuis… Août 2014 et les trois succès lors des trois premiers matchs de l’ère Willy Sagnol.

Une performance, certes, dans ce championnat si déroutant. Bordeaux passe 4e (qui l’eut cru à la mi-saison ?) mais devrait retrouver vite sa cinquième place, Lyon ayant deux matchs de retard… Quoi qu’il en soit, le prochain sur notre route se nomme Dijon, qui a battu Angers 3-2 avec deux buteurs, Pierre Lees-Melou et Loïs Diony, formés… à Bordeaux.

Allez Bordeaux !




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