Wahbi Khazri

FC Girondins de Bordeaux 2-0 FC Nantes

26307 spectateurs

Les joueurs alignés : Carrasso – Gajic, Yambéré, Pallois, Poundjé – Chantôme, Maurice-Belay (Poko 72′), Saivet (cap), Khazri (Rolan 80′) – Touré, Crivelli (Kiese Thelin 61′).

Avertissements pour Bordeaux : Chantôme (23′), Crivelli (36′), Yambéré (53′)

Buteurs : Khazri (45+2′), Gajic (87′)

Fraîchement qualifiée en Ligue Europa après des efforts très importants, l’équipe des Girondins de Bordeaux a lancé sa saison, selon les dires de Jean-Louis Triaud. L’objectif prioritaire est désormais le championnat, puisque Bordeaux n’avait, avant cet affrontement, que deux maigres points en trois matchs. Il fallait donc gagner aujourd’hui, pour rassurer et donner de l’allant à cette équipe. Motivation supplémentaire, cette partie a la saveur du derby de l’Atlantique.

Pour évoquer la composition d’équipe, Willy Sagnol a lancé un 4-4-2 losange devenue marque de fabrique du club. Aux postes de milieux relayeurs, Maurice-Belay et Saivet. Tous deux formés au poste d’ailier-attaquant mais à la maîtrise technique suffisante pour occuper un poste plus bas. Crivelli et Touré se partageaient le poste de striker en attaque. La première situation dangereuse est à mettre au crédit du FC Nantes. Il aura fallu le sens de l’anticipation de Nicolas Pallois pour dévier un centre en retrait de Lenjani (5′). La réaction bordelaise ne s’est pas faite attendre. Dans les dix premières minutes, trois corners et une foule haranguée par un Milan Gajic surmotivé (6′). Les locaux ont bien commencé leur partie, tout comme les supporters bordelais. Tellement chauds, qu’ils allumèrent un fumigène d’un beau bleu, mais aux moches conséquences. 6 minutes d’arrêt, de la 12′ à la 17′. Nous pouvions craindre une baisse de rythme des bordelais. Mais non. En point d’orgue, la percée magistrale de Nicolas Pallois qui remonta tout le terrain ou presque avant de tenter sa chance à 30 mètres (21′), effort non gratifié. Mais pour rester chaud, rien de tel. L’homme de la première mi-temps n’est pas l’ancien Chamois, non, mais le tunisien Wahbi Khazri. Auteur d’un superbe corner rentrant (24′) que Riou a dévié au dernier moment, son tir a manqué d’un peu de puissance. La puissance lui a terriblement fait défaut sur un tir à onze mètres. 36ème minute, Maurice-Belay s’écroule dans la surface après une faute évidente de Koffi Djidji, Clément Turpin n’a pas hésité un quart de seconde, a laissé l’avantage et pointé par la suite le point blanc, lieu du pénalty. Trois minutes plus tard, l’international tunisien s’élança pour conclure l’action et sa tentative de panenka ressemblait plus à une passe qu’à un véritable tir. Démoralisé, il n’en a pas démordu pour autant. Durant le temps additionnel de 9 minutes (et oui), il reprit avec succès une petite déviation de Crivelli. A la pause, les bordelais mènent et le mérite est total pour les hommes de Sagnol. Nantes n’a rien montré ou presque, à se demander qui s’est tapé un déplacement 15000km dans la semaine. Après la pause, Nantes a fait rentrer Sala et Gomis, pour passer d’un 4-4-2 losange à un 4-2-2-2. Ambitieux sur le fond, mais Lenjani a décidé d’écourter son expérience au Nouveau Stade. Deux grosses fautes lui auront été fatales, du coup le 4-2-2-2 de Der Zakarian s’est transformé en un 4-2-1-2.

Il aura fallu attendre la 54ème minute pour voir le premier arrêt de Cédric Carrasso, qui nous a manqué, mais au final, pas tant que ça. La faute à l’intérim parfait signé Jérôme Prior. En supériorité numérique, Bordeaux a fait valoir ses qualités de projection sur les contre-attaques. Cédric Yambéré, l’antithèse défensive de Pallois, aurait pu marquer (58′) mais sa tête trouva le chemin de la barre Canarie. Seul bémol notable, la blessure à l’ischio-jambier droit d’Enzo Crivelli. Le héros de la terre Kazakh a ressenti une gêne, mais est-ce que cette blessure obligera les dirigeants à refuser les offres pour Rolan ? Espérons-le, surtout s’il n’est pas remplacé… Visiblement, l’Uruguayen devrait prolonger l’aventure à Bordeaux (info de dernière minute). Sur son flanc gauche, Maxime Poundjé montre qu’il est en progression. Il a souvent été trouvé et a toujours (ou presque) bien centré. A droite, Milan Gajic a fêté son deuxième match de Ligue 1 par un but, en toute fin de partie. Sa frappe tendue sans opposition a été déviée par Audel, ce qui trompa Rémi Riou (87′).

Plus d’un an, il faut remonter à plus d’un an pour voir Bordeaux s’imposer par plus d’un but d’écart ! Et pour le coup, psychologiquement, ça arrive au meilleur moment possible… Après un mois d’Août très éprouvant pour les organismes des joueurs, leur abnégation a été récompensée aujourd’hui, tout comme le travail de Willy Sagnol. Désormais, pensons à l’arrivée de Pablo Castro ainsi qu’à la bonne gestion des derniers jours d’un mercato lui aussi éprouvant mais pour nous, supporters. Au sortir de cette rencontre, Bordeaux est 12ème. Pas très révélateur, pour le moment. Mais cette première victoire de la saison en championnat fait du bien dans toutes les têtes.

Allez Bordeaux !



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