Malcom - (13.08.16 - Girondins de Bordeaux - Saint-Etienne - J1 - L1)

Berrichonne de Châteauroux 0-2 FC Girondins de Bordeaux (1/6 de finale de la Coupe de la Ligue)

La feuille de match

Châteauroux : Souchaud – C.Traoré, Mboné (c), Sangaté, Sammick, Raineau – Héloise, Khadda (64′ Lebrun), Blanc – Merghem, Boukari (77′ Chergui)

Bordeaux : Prior – Gajic, Lewczuk, Pallois, Contento – Plasil (c), Vada (76′ Traoré), Ounas, Kamano (81′ Romil) – Malcom (87′ Sabaly), Kiese Thelin

Buts : F.Kamano (41′), A.Ounas (84′)

Le résumé

En championnat, cela ne va pas pour Bordeaux, alors quand la Coupe de la Ligue se présente, on se dit que c’est l’occasion de se remettre à l’endroit. Tout n’a pas été parfait, mais c’est chose faite avec une qualification acquise (presque) sans trembler à Châteauroux : 0-2 !

Et les Girondins ont su être très, très sérieux. Dès les premiers instants, Bordeaux s’est projeté vers l’avant. La frappe précoce de Plasil (30 secondes) en est la preuve parfaite. Une nouvelle fois, le capitaine tchèque s’est montré en tentant sa chance (6e) mais son effort, limpide et précis, a trouvé une tête adverse et a donc fini sa course hors cadre.

François Kamano, titulaire pour la première fois de la saison, a épaté sous ses nouvelles couleurs. Vif, inspiré et précis à la passe, il a su se montrer dangereux. Il a eu sa chance au tir, lui aussi (10e), mais le gardien adverse s’est emparé du cuir.

Bordeaux conquérant, donc, et surtout costaud derrière. La paire Lewczuk-Pallois trouve ses automatismes et la Berrichonne a eu toutes les peines du monde à décocher une frappe. Maxime Blanc, à 25m, s’est essayé sans succès (13e). Peu de temps après, les locaux ont eu une grosse occasion où Razak Boukari, ex-rennais, a servi parfaitement Raineau, ex-caennais. Une action très ex-Ligue 1 qui aurait pu faire mouche sans l’intervention juste de Milan Gajic (20e).

Rien de très alarmant à l’encontre des Marine et Blanc. Seul ombre au tableau, les erreurs bêtes à la passe. Vada, Contento, Ounas et Plasil ont eu, successivement, des carences dans des transmissions pourtant aisées pour des joueurs de ce niveau. Cela a donné confiance aux adversaires, notamment Merghem (33e) qui a tenté une belle frappe du gauche contrée par Prior.

Juste avant la pause, l’éclair est apparu dans le ciel d’Indre-et-Loire. Un missile, enroulé, signé… François Kamano. Servi acrobatiquement par Vada, l’ex-bastiais a réalisé un mouvement à la Thierry Henri. Quelle magnifique frappe ! Sous la barre (40e).

Ensuite, Bordeaux a failli faire le break (44e) après un ballon vicieux en profondeur de Contento. A destination de Malcom qui rate le ballon, tout comme Souchaud, gardien Castelroussain. Le cuir a lui poursuivi sa route mais M’Bomé à dégagé en catastrophe.

Au retour des vestiaires, le jeu s’est peu à peu décousu et encore une fois, Bordeaux a montré une sérénité intéressante. Le jeu s’est penché à gauche où Ounas a su faire mal à son vis-à-vis. Tellement qu’il s’est même permis le luxe d’inscrire le but libérateur (84e) en fin de partie. Après une passe splendide de Malcom, le futur Fenec s’est retrouvé face au jeu et dans son modèle caractéristique il a feinté, dribblé, frappé. Sous la barre, là encore, de Souchaud. Impuissant.

Résultat des courses, Bordeaux gagne et passe un tour dans cette Coupe de la Ligue. En mettant en exergue sa domination. Il y a eu de bonnes choses, incontestablement. Le déroulé aurait pu nettement, ô oui, plus mal se passer. On en a connu des matchs galères en Coupe… Aujourd’hui, ce ne fut pas le cas.
Rendez-vous face à Nice pour le prochain tour.

Allez Bordeaux !