FC Girondins de Bordeaux v AS Saint-Etienne - Ligue 1

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Bordeaux – Saint-Etienne (3-2).

Le joueur AG du match :

Gaëtan LABORDE (8/10) : A tout Seigneur, tout honneur ! Premier buteur de la saison, Gaëtan Laborde, qui a lancé Bordeaux dans cette rencontre, grâce à un superbe coup de tête (13′), est élu homme du match par la rédaction. Inspiré devant le but, contraignant Ruffier à une belle parade (42′), notre jeune attaquant a aussi fait preuve d’un altruisme remarquable. Il n’a pas cessé de poser des difficultés à la charnière centrale stéphanoise, par ses déviaions et ses remises bien senties (32′ 54′). Passeur décisif pour Diego Rolan (57′), il frappe très fort pour son retour et prouve qu’il faudra compter sur lui à l’avenir ! Auteur d’une excellente prestation, il a cédé sa place à Adam Ounas (79′).

Les titulaires :

Jérôme PRIOR (4/10) : Promu numéro un devant Cédric Carrasso, Jérôme Prior n’a pas franchement donné raison à Jocelyn Gourvennec sur cette rencontre. Il l’avait pourtant débuté très sérieusement, en se détendant parfaitement sur la première tentative de Tannane (7′), mais dans la foulée il assure mal sa sortie sur le corner (8′). Vigilant sur la reprise de Tannane (20′), suppléé par Sabaly sur une action chaude (33′), il a ensuite été relativement tranquille jusqu’à cette fin de match très pénible. Sur les deux buts encaissés (81′ 89′), notre gardien n’est pas exempt de tout reproche, se ratant à chaque fois dans les airs, avant d’être tout heureux de voir la dernière tentative de Pajot frôler sa cage (90+4′). Excellent en fin de saison dernière, il n’a pas cette fois-ci mis tout le monde d’accord.

Youssouf SABALY (6/10) : Première réussie pour Youssouf Sabaly ! Solide (15 ballons gagnés), propre (aucune faute commise) et précis (82% de passes réussies), le joueur prêté par le PSG n’a pas déçu en cette chaude après-midi. Décisif, il sauve la maison bordelaise en empêchant, avec de la réussite, Corgnet d’égaliser à bout portant (33′). A un poste où personne n’a encore fait oublier Mariano, lui s’est illustré dans un autre registre que le Brésilien, même s’il est à signaler ses premières minutes ont été plus délicates (8′) et que le but d’Hamouma vient de son côté. Offensivement en revanche il ne s’est pas beaucoup montré, mais cela n’a malgré tout pas manqué aux Girondins !

Frédéric GUILBERT (5/10) : Pas défenseur central dans l’esprit de Jocelyn Gourvennec, c’est bien à ce poste que Frédéric Guilbert a été titularisé. Nous avons connu notre numéro 26 plus inspiré, car sans être catastrophique, il n’a pas dégagé une extrême sérénité. Si ses statistiques restent honorables (16 ballons gagnés) et qu’il a remporté de nombreux duels, il n’a pas toujours rayonné dans son placement, étant notamment totalement pris par le centre de Polomat sur le but du 3-1 (81′). Quelques soucis de relance également à signaler… Une chose est certaine, il est capable de mieux faire !

Nicolas PALLOIS (6/10) : Les saisons passent, mais depuis 2 ans maintenant, Nicolas Pallois reste le patron ! Avec 24 ballons gagnés, il a régné en maître dans la surface bordelaise. Ses premières minutes ont été tâtonnantes, avec une relance plein axe dangereuse (6′). Passé pas loin du csc (8′) et en retard sur une action chaude (20′), il est ensuite monté en puissance, muselant Beric à la perfection, mais étant pris sur le déboulé de Romain Hamouma (33′). Appliqué et toujours à la recherche de la bonne solution, il a également fait parler ses qualités de relanceur et aurait même pu se muer en buteur (30′ 43′). Bref, la routine pour Nicolas Pallois !

Maxime POUNDJÉ (6/10) : C’est la (bonne) surprise du match ! Très rarement à la hauteur depuis des années maintenant, Maxime Poundjé a réalisé une partie très satisfaisante sur la pelouse du Matmut Atlantique. Après une entame moyenne, il s’est montré concentré, et a très bien tenu son couloir gauche, faisant parler ses qualités physiques. C’est d’ailleurs sur l’une de ses récupérations que part l’action du 2-0 (57′). Offensivement, il a tenté quelques percées en première période surtout, une seule aurait pu être décisive (31′), et une autre a été conclue d’un joli grand pont (42′).

Jaroslav PLASIL (5/10) : Capitaine bordelais, Jaroslav Plasil a apporté une touche d’expérience nécessaire à cette jeune équipe. Comme beaucoup, le Tchèque a eu du mal à rentrer dans la rencontre, multipliant notamment les approximations dans le premier quart d’heure. Au fur et à mesure du match, il a pris le meilleur sur les milieux de terrain stéphanois, colmatant très bien les brèches, malgré une fin de rencontre plus délicate. Offensivement, il ne s’est pas mis en évidence, et a connu un déchet assez inhabituel (14 ballons perdus).

Valentin VADA (7/10) : Jérémy Toulalan suspendu, Valentin Vada en a profité pour disputer cette première rencontre de la saison. L’Argentin n’a pas manqué l’occasion de briller ! Hyperactif et omniprésent, il a été très intéressant dans le coeur du jeu. Défensivement, il a récupéré pas moins de 18 ballons et fait plus que seconder son capitaine. Offensivement aucune comparaison possible, puisque notre jeune « meneur » n’a pas hésité à venir créer le surnombre. Il est notamment à l’origine du deuxième but girondin en remontant parfaitement le ballon. On attend toujours sa prolongation avec impatience. Remplacé par Abdou Traoré (84′).

Thomas TOURÉ (7/10) : Quand l’habituel soliste se met au service du collectif ! Est-ce l’effet du numéro 10 qu’il étrennait pour la première fois ? Quoiqu’il en soit, le Franco Ivoirien nous a agréablement surpris. Auteur de coups de pieds arrêtés très précis, il est le premier passeur décisif, grâce à une belle « galette » pour Laborde (13′). Passeur décisif, puis avant-dernier passeur décisif sur le but du break, avec une transversale parfaite, là encore pour Laborde (57′). Il connait encore beaucoup de déchet dans ses passes (30%), mais il s’est beaucoup donné, offensivement comme défensivement d’ailleurs !

MALCOM (8/10) Quel régal, mais quel régal mes amis ! S’il n’est pas à Rio, Malcom a quand même fait le show… Remuant, virevoltant, le Brésilien a clairement gagné son duel à distance face à Tannane que nous avions mis en avant ce matin. Auteur d’une bonne frappe enveloppée (22′), proche du break sur un service de Laborde (32′), il a finalement conclu le festival offensif d’un coup franc précis et savoureux (71′). Une passe décisive aurait pu couronner un peu plus sa performance, mais sa déviation subtile pour Diego Rolan a été quelque peu gâché par l’Uruguayen (54′)… Un vrai cauchemar pour la défense des Verts et une belle promesse pour la saison à venir.

Diego ROLAN (6/10) : Comme tous les autres joueurs offensifs titulaires, Diego Rolan a déjà débloqué ses statistiques ! Idéalement servi par Laborde, notre numéro 9 a inscrit le deuxième but de la rencontre (57′). Un but qui arrive à point nommé pour « effacer » son contrôle raté alors qu’il allait se présenter seul devant Ruffier quelques instants auparavant (54′). Son duo avec Laborde a bien fonctionné, l’Uruguayen n’hésitant pas à décrocher pour apporter des solutions et porter le ballon de plus loin. Remplacé par Jérémy Menez (74′).

Les remplaçants :

Jérémy MENEZ (=) : Le score étant acquis, Jérémy Menez n’a pas eu l’occasion de se mettre en évidence, mais a pu jouer ses premières minutes sous le maillot girondin et sous son casque à la Petr Cech !

Adam OUNAS (=) : Moins de 10 minutes jouées, 2 fautes subies mais pas d’éclair de génie. On attend de le retrouver titulaire pour qu’il nous régale à son tour !

Abdou TRAORÉ (=) : Comme les deux autres entrants, Abdou Traoré a trop peu joué pour avoir eu une influence sur la rencontre. 

L’entraîneur :

Jocelyn GOURVENNEC (7/10) : Sur le papier, ce onze de départ s’est avéré très jeune, surtout offensivement. Malcom, Touré, Laborde, Rolan, ça ne dépasse pas les 23 ans. Pour sa première, Jocelyn Gourvennec a misé sur la jeunesse et ça a marché ! Son 4-4-2 a permis au public de se régaler par séquences et de voir du bon football. Il y a également peu de chose à lui reprocher sur son coaching, il a permis à Menez de jouer quelques minutes et a réalisé des changements plutôt cohérents avec sa philosophie. Peut-être aurait-il fallu plus « bétonner » pour s’éviter quelques sueurs froides ?

La rédaction AG