Cédric Carrasso - FC Nantes (Matmut Atlantique, 28/08/16)

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Bordeaux-Nantes (1-0).

Le joueur AG du match :

Cédric CARRASSO (8/10) : Quel retour ! Après la polémique engendrée par ses propos, notre numéro 16 devait impérativement se montrer à la hauteur cet après-midi s’il voulait conserver sa crédibilité au sein du club. Le gardien de 34 ans sort ainsi deux grosses parades sur sa droite, d’abord face à Valentin Rogier (21′) puis sur un coup franc de Diego Carlos (53′) avant, enfin, une tête de Yacine Bammou (73′). Il aura également été précieux en fin de match puisqu’il s’interpose par deux fois dans le temps additionnel, après un long centre de Dubois tout d’abord (90+2′) puis une nouvelle tête de Bammou (90+5′). Impérial dans les airs comme sur sa ligne, le portier a été plus que rassurant pour sa défense et est donc notre homme du match.

Les titulaires :

Youssouf SABALY (7/10) : Youssouf Sabaly est une très grande satisfaction du mercato. En effet, le joueur, arrivé du Paris Saint-Germain en prêt, réussit à s’imposer incontestablement sur un flanc droit qui a connu, la saison dernière, de nombreux problèmes, que ce soit avec Guilbert, Gajic ou Poko. Le latéral de 23 ans aura assuré l’essentiel en étant propre défensivement (52′), même s’il écope d’un jaune (83′). Offensivement, il se sera montré, obligeant même Guillaume Gillet à fauter sur lui de manière impressionnante (21′). Il se sera offert quelques belles montées, comme ce festival de gestes techniques avec Malcom et Rolan (63′), et aurait même pu voir un pénalty sifflé sur son centre (15′). Il a gagné 24 ballons, le plus haut total du match.

Jérémy TOULALAN (6/10) : Malheureusement, nous n’aurons pu voir Jérémy Toulalan qu’une mi-temps, puisqu’il est sorti blessé, se tenant l’arrière de la cuisse droite (48′). Frédéric Guilbert l’aura remplacé. Pour le reste, celui qui a été replacé défenseur central pour ce match en l’absence de Pablo et Pallois (comme son compère) aura été propre, gagnant 9 ballons durant la mi-temps. Si sa rencontre est plus que correcte au niveau individuel, il aura connu un gâchis assez rare au niveau de la relance, puisqu’il n’aura réussi que 69% de ses passes, le plus bas total au niveau de l’équipe.

Grégory SERTIC (6/10) : Grégory Sertic et Cédric Carrasso, même combat ! Les deux ont connu la même blessure puisqu’ils se sont rompus les ligaments croisés, et les deux effectuaient leur premier match officiel cet après-midi. Et le retour de notre nouveau numéro 27 est réussi, puisque notre ancien milieu passé dans l’axe de la défense. Preuve de son importance, il est le Bordelais qui aura touché le plus de ballons, puisque le cuir est passé 62 fois dans ses pieds. Il aura même subi quatre fautes (souvent contre Sigthorsson, 18′, 41′) tout en n’en commettant aucune. Le franco-croate aura également gagné 18 ballons pour son équipe.

Maxime POUNDJÉ (4/10) : Maxime Poundjé aura été meilleur que face à Toulouse (le contraire aurait été compliqué), mais son match est loin d’être mémorable. A son actif, une bonne percée le faisant rentrer en profondeur dans la surface avant d’être arrêté par les défenseurs nantais (42′). Il aura néanmoins bien combiné, notamment avec Malcom, mais aura eu quelques problèmes défensivement. Il aura perdu plus de ballons (16) qu’il n’en a gagné (12).

Jaroslav PLASIL (6/10) : Jaroslav Plasil devait composer avec Valentin Vada, l’obligeant donc à avoir un rôle plus défensif. Il a bien effectué son travail de l’ombre aujourd’hui, grattant souvent plusieurs ballons dans les pieds des Nantais. Notre numéro 18 n’est pourtant plus tout jeune, et on a senti sur la fin du match qu’il commençait à pêcher physiquement, comme peut en témoigner sa faute consécutive à un mauvais contrôle (90′), lui qui a fini le match en sentinelle d’un 4-3-3 aux côtés de Vada et Arambarri. Il se sera donc relativement peu montré offensivement, malgré une tentative en se jetant sur un coup franc de Malcom (70′).

Valentin VADA (5/10) : Le jeune italo-argentin devait avoir un rôle plus offensif que son compère dans ce 4-4-2, mais a eu du mal, que ce soit dans le jeu ou dans les coups de pied arrêtés, qu’il a alternés avec Touré en première mi-temps, en en ratant notamment un totalement (29′). Signe de sa bonne volonté, il a été victime de crampes sur la fin du match, le numéro 23 est loin d’avoir fait son meilleur match, ratant certaines fois des passes faciles même s’il a réussi à se rattraper sur sa plus grosse erreur (75′). Malgré ses 59 ballons touchés, le match du milieu de terrain, qui a récemment prolongé jusqu’en 2020, est plus que moyen. En espérant qu’il se rattrape lors de son prochain match !

Thomas TOURÉ (3/10) : Notre numéro 10 accuse le coup sur ces deux derniers matches, puisqu’il écope de la même note que contre Toulouse. Le franco-ivoirien n’aura pas réussi grand chose dans ce match, ses coups de pied arrêtés n’étant pas d’une très grande qualité malgré une semi-occasion pour un Rolan surpris (43′). Son coup franc, pourtant bien placé aux 20 mètres, ira même directement dans le mur nantais (28′). Dans le jeu même, son « fait de match » restera ce centre en hauteur totalement raté à la suite d’un contre, alors qu’il aurait suffi d’un centre fort à ras de terre pour permettre à Jérémy Menez de marquer (72′). Il aura une nouvelle fois écopé d’un carton jaune, pour un excès d’engagement sur Dubois (45+2′). Il aura également manqué un bon service de Malcom (38′). Il va falloir que Thomas Touré hausse son niveau de jeu puisque du monde attend de prendre sa place sur les ailes, à commencer par François Kamano et Adam Ounas ! Il a d’ailleurs été remplacé par Gaëtan Laborde (74′).

MALCOM (6/10) : Le Brésilien aura, comme à son habitude, fait un bon match. Rares sont en effet les matches qu’il a manqués, amenant toujours sa vitesse et sa percussion (63′, 90+1′). Il aurait pu ouvrir le score sans l’arrêt de Riou (10′), avant de se voir refuser un pénalty après une tête sur la main de Dubois (15′). Il n’aura pas hésité à prendre sa chance (56′) de loin (45′) voire à oser un lob du milieu de terrain avec beaucoup de malice et d’audace (55′). Altruiste, ses ouvertures pour Touré (38′) mais surtout Ménez (22′) auraient mérité meilleur sort, le pénalty ayant pu (dû ?) être sifflé sur le numéro 7. Il aura même gagné deux coups francs (27′, 86′).

Diego ROLAN (7/10) : Était-ce son dernier but sous les couleurs bordelaises ? Nous nous posions déjà la question contre Saint-Étienne. Même si l’Uruguayen, alors courtisé par Schalke 04, est toujours là aujourd’hui, le mercato n’est pas encore fini… Et Sunderland et Crystal Palace seraient prêts à mettre 12 millions sur le buteur du jour. Toujours est-il qu’aujourd’hui, le numéro 9 a été plus qu’en vue ! Il a évidemment marqué ce but en bon renard des surfaces (31′), surgissant entre deux défenseurs sur un service de Ménez. S’il est buteur ici, Rolan aurait pu se muer en passeur pour Malcom (45′, 56′) ou Menez (20′) et est à l’origine du gros contre avec ce même Menez et Touré (73′) mais aurait surtout pu marquer en tout début de match, reprenant un ballon que tout le stade voyait au fond… Sans l’intervention décisive de Vizcarrondo sur sa ligne (10′). Il se retrouvera seul en pointe du 4-3-3 de fin de match, ayant un peu de mal malgré un bon début d’occasion en profondeur (82′). Si ce match devait donc être son dernier sous nos couleurs, il laissera une bonne dernière impression !

Jérémy MENEZ (7/10) : Premier match abouti sous le maillot marine et blanc pour la recrue phare du mercato estival des Girondins ! Ne rentrant qu’en début de match contre Saint-Étienne et prenant l’eau (comme toute l’équipe) contre Toulouse, Jérémy Menez aura aujourd’hui pu montrer l’étendue de ses qualités dans une équipe solide et concentrée sur son match. Après avoir buté deux fois sur Riou en début de match en étant bien servi en profondeur à la droite de la surface de réparation (11′, 19′), il aurait du obtenir un pénalty après une faute de Vizcarrondo sur lui, consécutive à une nouvelle belle incursion dans la zone de vérité (22′). Le point d’orgue de sa rencontre se trouvera après un petit numéro puisque suite à un gros travail de percussion, il débordera Diego Carlos pour centrer fort au second poteau pour un Diego Rolan opportuniste. Combinant bien, notamment avec Rolan (49′), Jérémy Menez aurait pu ouvrir son compteur but si Thomas Touré avait centré fort à ras de terre (73′) plutôt qu’un centre en hauteur qu’un gabarit comme celui de l’ancien Milanais ne pouvait intercepter, surtout en prenant en compte sa récente blessure. Un très bon match pour lui donc. On l’aura même vu demander avec beaucoup de détermination à Grégory Sertic de jouer au sol plutôt que d’envoyer de longs ballons devant ! Encore juste physiquement, il a été remplacé par Mauro Arambarri (80′).

Les remplaçants :

Frédéric GUILBERT (5/10) : Il a pris la place de Jérémy Toulalan de manière impromptue pour une seconde mi-temps beaucoup plus difficile que la première pour l’équipe, après le naufrage contre Toulouse. Il aura été assez propre dans l’ensemble, se faisant assez peu remarquer malgré de belles interventions, dans les airs (71′, 90+4′) comme au sol (84′). Il a permis à l’équipe de se rassurer quand les Nantais poussaient. Sa relance reste toujours à améliorer, ne réussissant que 71% de ses passes.

Gaëtan LABORDE (=) : Après sa blessure qui lui avait permis, heureusement pour lui, de manquer la déroute face à Toulouse, Gaëtan Laborde a fait son entrée au poste d’ailier gauche, lui qui avait joué en pointe contre Saint-Étienne. Rentrant à un moment difficile pour les Girondins qui tenaient bon face à la pression grandissante des canaris, il n’a pas pu se mettre en évidence, malgré ses dix ballons touchés.

Mauro ARAMBARRI (-) : Son entrée a occasionné un changement de système, mais on ne peut pas dire que ç’ait été une réussite… L’ancien joueur du Défensor, qui jouait ses premières minutes cette saison, a été invisible sur le quart d’heure qu’il a joué, ne touchant que 4 ballons au milieu de terrain. C’est donc un euphémisme que de dire qu’il a été invisible, et son entrée n’a donc pas apporté grand chose si ce n’est solidifier numériquement ce milieu de terrain.

L’entraîneur :

Jocelyn GOURVENNEC (6/10) : Savoir se remettre en question c’est une bonne qualité chez un entraîneur ! En remettant Cédric Carrasso dans le but, notre coach a fait un choix (logiquement) gagnant ! Pour le reste, il a surpris en choisissant une charnière Sertic-Toulalan, et en laissant Guilbert sur le banc. Pour son coaching, il aurait peut-être pu (ou dû) sortir Touré avant, et a tenté de se rassurer défensivement avec l’entrée d’Arambarri pour Ménez, changeant au passage de système (4-4-2 en 4-3-3) et ne répétant pas la même erreur que contre Saint-Étienne.

La rédaction AG