Wahbi KHAZRI

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Bordeaux-Marseille (1-0).

Le joueur AG du match :

MARIANO (8/10) Cet homme est en feu ! Buteur et homme du match face à Lens (voir ici), Mariano signe le doublé en obtenant à nouveau le titre de meilleur joueur de la rencontre pour la rédaction d’Actugirondins. Comme contre Paris, c’est l’une de ses montées qui a permis aux bordelais de s’imposer. Bien lancé par Saivet, le Brésilien a trouvé Yambéré, sur un centre en retrait, pour le seul but du match (61′). En première période, il passe à deux doigts du but de la saison en reprenant de volée un mauvais dégagement de Mandanda, sauvé par son poteau (16′). Si on l’a moins vu que d’habitude offensivement, notre latéral a parfaitement tenu son couloir, réalisant plusieurs interventions de haut niveau (5′ 73′ 74′ 80′). Serein, technique et concentré durant 90′, Mariano est clairement le joueur en forme du moment !

L’équipe :

Cédric CARRASSO (8/10) : On dit souvent que les grands gardiens ont de la réussite, c’est donc en toute logique que Cédric Carrasso a eu ce brin de chance ce soir ! Sauvé par son poteau sur le tir d’Alessandrini (19′), il sort ensuite une parade exceptionnelle sur la frappe de l’ancien rennais, qui échouera finalement sur le montant (41′). Plusieurs fois, notre gardien a vu les tentatives phocéennes frôler sa cage (31′ 49′ 51′), mais ne se sera au final jamais incliné. Royal dans les airs, il est venu repousser le danger plus d’une fois, sereinement (53′) ou en catastrophe (55′), mais toujours parfaitement, jusqu’à ce dernier corner qu’il chipe devant Mandanda (90+3′). Vigilent, il est venu s’interposer devant Batshuayi, bien lancé dans la profondeur (80′). Comme souvent, Bordeaux peut lui dire merci !

Lamine SANÉ (7/10) : Le capitaine girondin a fait honneur à son brassard ! Sa motivation, son sang froid et son application ont fait plaisir à voir. Tout n’a pas été parfait dans le match de notre défenseur, qui s’est raté sur l’occasion de Gignac (49′) et qui dégage un ballon chaud directement sur Ocampos (90+1′), mais difficile de lui en vouloir, tant il a été à la hauteur ce soir. Le Sénégalais a parfaitement guidé sa défense et a fait parler son physique et sa science du placement pour prendre le meilleur sur les attaquants olympiens. On retiendra aussi ses interventions in extremis du bout du pied (84′) ou du genou (90+2′) qui ont sauvé les Girondins.

Nicolas PALLOIS (5/10) : De retour de blessure, Nicolas Pallois n’est pas apparu à 100 % ce soir. Malgré tout, notre défenseur a démontré toute sa solidité dans les duels, même s’il a été plus discret que son compère de la charnière centrale. Auteur d’une intervention décisive, mais involontaire devant Alessandrini (29′), notre numéro 5 a bien su museler Gignac (54′) ou Batshuayi (73′), même s’il fût proche de la rupture. Nicolas Pallois peut également remercier M. Varela qui n’a pas accordé de penalty ( et de rouge ?) sur son retour plus que limite sur Alessandrini (45′). Souvent imprécis et maladroit dans ses choix (63 % de passes réussies seulement), l’ancien Chamois manque de rythme, mais son retour fait du bien à notre défense.

Diego CONTENTO (4/10) : L’italo-allemand a clairement été le défenseur girondin le plus en difficulté ce soir. Pourtant, il avait parfaitement débuté sa rencontre, avec une belle anticipation sur Alessandrini (2′) puis un bon retour dans les pieds de l’ailier marseillais (4′). Malheureusement, au fur et à mesure de la rencontre, c’est l’Olympien qui a pris le meilleur sur notre latéral. Trop loin au marquage, Diego Contento a laissé trop de liberté à son vis à vis, qui a plusieurs fois été à deux doigts d’en profiter (19′ 31′ 41′). A sa décharge, il n’a ni été aidé par Pallois, ni par Traoré … Un peu mieux après le repos, il a secondé Carrasso (54′), mais a été très limite plusieurs fois, maladroit (63 % de passes réussies) et inexistant offensivement (aucun centre effectué), contrairement à la semaine passée.

Cédric YAMBÉRÉ (7/10) : Le bonheur c’est simple comme un but face à l’OM pour Cédric Yambéré ! L’ancien capitaine de la CFA aime les premières marquantes, lui qui a débuté sa carrière pro au Parc, inscrit contre Marseille son premier but au haut niveau, en reprenant parfaitement, tel un avant-centre, un superbe centre de Mariano (61′). Sa réalisation vient ré-hausser une prestation courageuse, vaillante, mais parfois brouillonne de notre sentinelle. Son début de match était intéressant, tout de suite dans le ton de la rencontre, Yambéré a fait parler son impressionnant physique pour gêner les milieux marseillais. Par la suite, il a connu beaucoup plus de difficultés et de déchet (1/3 de ballons perdus), avec notamment une approximation aux abords de la surface (45′). Dans le dur, le numéro 21 des Girondins est l’auteur d’une main involontaire dans la surface (53′), avant de revoir le jour, porté par l’euphorie du buteur. Sa fin de rencontre est remarquable de volonté et de hargne, à l’image de ce ballon gratté au milieu du terrain (83′).

Jaroslav PLASIL (6/10) : De retour de suspension, Jaroslav Plasil n’a pas été le plus en vue ce soir, mais sans doute pas le moins précieux ! Avec 15 ballons récupérés, le Tchèque est tout simplement le meilleur dans ce domaine, grâce à son expérience et un sens du placement et de l’anticipation au dessus de la moyenne. Auteur de plusieurs ouvertures intéressantes (2′ 40′ 75′), notre milieu de terrain a prouvé une fois de plus qu’il était à la hauteur dans les grands rendez-vous. Imprécis dans ses frappes (22′ 65′) et coupable d’une faute qui lui a valu un avertissement logique (56′), Jaroslav Plasil a parfois souffert, mais n’a jamais lâché, mais que ce fût dur en début de seconde période !

Abdou TRAORÉ (4/10) : Titulaire surprise au coup d’envoi, on ne peut pas dire que le Malien ait pleinement justifié la confiance accordée par son coach. Notre milieu de terrain n’a que trop peu pesé sur les débats, que ce soit défensivement, en abandonnant trop souvent Contento, ou offensivement, où son impact a été plus que limité ! Abdou Traoré s’est contenté du minimum, et quand il tentait plus, c’était pour se perdre dans des chevauchées inutiles (15′ 17′), ou offrir des balles de contres aux marseillais (45′). Au plus fort de la domination marseillaise, il n’a tout simplement pas existé. Logiquement remplacé par Nicolas Maurice-Belay (60′). Décisif dimanche dernier, NMB n’a pas connu la même réussite, mais son entrée a fait beaucoup de bien aux Girondins. Le gaucher a fait parler sa technique pour permettre à Bordeaux de reprendre le contrôle des opérations. Virevoltant, il s’offre notamment un slalom mal conclu dans la surface marseillaise (85′), et prouve qu’il est un véritable joker de luxe, même s’il peut légitimement espérer plus.

Wahbi KHAZRI (6/10) : Suspendu face à Lens dimanche dernier, Wahbi Khazri avait des fourmis dans les jambes, et ça s’est vu ! Très mobile et généreux du début à la fin de sa rencontre, le Tunisien a de nouveau fait parler sa technique, par plusieurs enchaînements haut de gamme (77′ 80′). Très en vue, notre meneur de jeu a cependant manqué de précision pour être décisif ce soir. Que ce soit sur coup franc (35′), dans ses dribbles (14′) ou dans ses transmissions (39′), il n’a pas toujours été en réussite, perdant au total 19 de ses 36 ballons… Averti pour une faute d’énervement (55′), Khazri passe près du second jaune pour une intervention en retard sur Romao (73′). Indispensable dans l’entre-jeu avec ses courses incessantes, il est tout proche d’offrir à Rolan le but du break (80′), juste avant de céder sa place à André Poko (85′). Entré pour aider ses partenaires à tenir le score, le Gabonais a réussi sa mission.

Diego ROLAN (5/10) : Le meilleur buteur du club n’a pas pu faire tremblé les filets ce soir, faute de munitions à se mettre sous les dents, si ce n’est un tir contré en début de rencontre (8′). S’il ne s’est pas créé d’occasions, l’Uruguayen n’a pas ménagé ses efforts, et est le bordelais à avoir touché le plus de ballons ce soir (44). En jambes mais un peu maladroit (20′), le numéro 9 girondin a multiplié les courses et les appels, mais s’est souvent retrouvé trop éloigné de la zone de vérité. Devancé in extremis par Romao sur un centre de Khazri (80′), Diego Rolan est passé proche de pouvoir inscrire le but du break dans les ultimes secondes lorsque Mandanda avait déserté sa cage (90+3′), mais là encore, il lui a manqué un petit quelque chose.

Isaac KIESE THELIN (4/10) : Le compteur but du Suédois reste (désespérément) bloqué sur 1 unité. Si on pouvait mettre en avant ses passes décisives lors des précédentes rencontres, il y a très peu de choses qui « sauvent » sa prestation face à l’OM. Certes, il a été généreux et et a posé quelques soucis aux marseillais par son jeu en déviation, mais ça reste bien trop peu pour IKT. Inoffensif, il a été remplacé par Henri Saivet (59′). Sa dernière rentrée à Toulouse avait été calamiteuse… celle de ce soir nous l’a fait oublier ! Son ouverture « aveugle » et sans contrôle pour Mariano sur l’ouverture du score est une merveille du genre (61′) et a totalement déstabilisé la défense olympienne. Comme pour Yambéré, ce geste décisif a semblé faire beaucoup de bien à notre numéro 10, qui a joué juste et a été techniquement impressionnant (78′ 80′ 81′) sur la demi-heure passée sur le terrain.

Pour l’éternité ! Si comme moi vous êtes nés après 1977, vous n’avez jamais vu Marseille s’imposer à Bordeaux, et vous ne verrez jamais l’OM s’imposer à Lescure ! Ce succès étriqué (1-0) n’est sans doute pas le plus beau de cette incroyable série, mais qu’est ce qu’il est bon ! Pas malheureux avec l’arbitrage, nos joueurs ont souffert et eu de la réussite pour s’imposer, mais ils y ont mis une volonté de tous les instants et un cœur énorme, à l’image d’un Mariano décidément intenable ou d’un Yambéré, dont la joie sur le but restera comme l’image forte de cette soirée historique. Un succès pour la gloire, pour le prestige, pour l’histoire… mais surtout pour le classement. En effet avec ses 3 points glanés ce soir, Bordeaux fait le break sur Montpellier, revient à 3 points de son adversaire du jour et n’est qu’à 4 longueurs du podium (voir ici). De quoi rêver avant d’aller à Lille dimanche prochain (voir ici) ? Allez Bordeaux !

La rédaction AG