Dans une interview accordée au quotidien Sud Ouest, Carlos Henrique espère retrouver la pelouse ce dimanche contre le PSG et finir la saison en évitant les blessures. Son objectif reste d’enchaîner les bonnes performances pour pouvoir discuter de son contrat qui se termine en juin 2013.

Crédit photo : Sud Ouest

Pensez-vous jouer dimanche à Paris ?

J’espère ! Je veux rattraper le temps perdu. Mais je n’ai pas d’informations. Je suis là, je fais tout ce qu’il faut à l’entraînement. Contre Ajaccio, j’espérais déjà rentrer, mais c’est l’entraîneur qui décide. Moi, je continue de travailler dur.

Avec le recul, avez-vous accepté votre suspension ?

C’était très difficile. Bien sûr, je la méritais. J’ai fait une connerie, mais je ne méritais pas plus que l’autre (Sinama-Pongolle a écopé de 3 matches). Sur un terrain, je ne suis pas méchant. Je suis certes un joueur de contact, mais pour un défenseur c’est normal. À l’arrivée, cette sanction était sévère et elle m’a fait mal. J’étais sur une bonne dynamique, l’équipe aussi. Je ne dis pas que si j’avais été là on aurait tout gagné, mais il y a eu des matches compliqués. J’aurais vraiment aimé jouer, contre Lyon par exemple, c’est toujours un beau combat.

Comment avez-vous vécu votre absence ?

Déjà, je suis rentré au Brésil au début, pendant une semaine. J’avais besoin de me changer les idées. Ça m’a fait du bien, le temps est passé plus vite. Là-bas, j’avais emmené un programme d’entraînement et un kiné s’est occupé de me suivre. Mais même si j’étais là-bas, ma tête était souvent à Bordeaux, surtout pendant les matches.

Craignez-vous d’avoir perdu votre statut de titulaire durant votre absence ?

Je n’ai pas peur. J’ai toujours beaucoup de confiance en moi. À Bordeaux, j’ai toujours connu la concurrence. Quand je n’étais pas blessé, j’ai toujours joué. Mais c’est vrai, j’ai perdu beaucoup de temps avec mes blessures.

Justement, comment l’expliquez-vous ? Par de la fragilité, de la malchance ?

Je ne crois ni à l’un ni à l’autre. Je suis très croyant. Je crois que c’est une épreuve et que dans la vie on a parfois besoin de passer par le pire pour être meilleur, pour prendre conscience de la valeur des choses. Ma mère m’a dit… (il s’interrompt et essuie quelques larmes).

Pourquoi est-ce si difficile ?

L’année dernière, avec ma blessure (une déchirure des adducteurs qui l’a privé de quasiment toute la saison), j’ai traversé des moments très compliqués. Ma famille, et surtout ma mère, au Brésil, ne comprenait pas. J’ai beaucoup pensé à elle. Mon fils de 9 ans ne comprenait pas non plus, il me demandait pourquoi j’étais toujours blessé. Je ne savais pas si je pourrais continuer le football…

Fluminense a voulu vous recruter cet hiver, mais Bordeaux s’y est opposé. Êtes-vous déçu ?

D’autres clubs brésiliens ont demandé à mon agent si j’étais intéressé. Mais j’ai répondu non. Fluminense en revanche, ça me donnait envie, parce que c’est à Rio, c’est ma ville et que parfois, oui, le Brésil me manque. J’étais donc un peu triste de ne pas pouvoir y aller. Mais d’un autre côté, j’ai été touché et heureux que les Girondins me retiennent et montrent qu’ils tiennent à moi. C’était une belle marque de confiance.

Que pensez-vous de la défense à 5 adoptée par Francis Gillot ?

J’ai trouvé ça un peu difficile au début. Je n’avais jamais joué comme ça en Europe. Mais au Brésil, j’ai été formé dans ce système. Beaucoup pensent que c’est un système très défensif, mais c’est tout le contraire. Finalement, nous nous y sommes tous bien adaptés.

Vous êtes en fin de contrat en 2013. Autrement dit, soit vous partirez en fin de saison, soit vous serez prolongé ?

Je ne sais pas encore. On verra bien ce qu’il peut se passer. On discutera ensemble avec le club, l’entraîneur et mon agent. Je suis bien installé ici, je commence même à faire un peu partie de l’histoire du club grâce à mon but en finale de la Coupe de la Ligue contre Lyon (1-0, en 2007). Bordeaux a l’équipe pour jouer l’Europe. Tout est possible.



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