Jeremy Menez - (22/10/16 - Girondins de Bordeaux - AS Nancy-Lorraine - J10 - L1)

FC Girondins de Bordeaux 1-1 AS Nancy Lorraine (10ème journée de Ligue 1)

La feuille de match

Bordeaux : Carrasso – Sabaly, Lewczuk, Pallois, Contento – Toulalan (Laborde 78e), Plasil (c.) – Malcom, Ounas – Rolan (Sertic 72e), Ménez (Kiese Thelin 81e).

Nancy : N’Dy Assembé – Cétout, Cabaco, Lenglet (c.), Badila – A. Diarra, Marchetti, Pedretti – Koura, Dia (Dalé 86e), Coulibaly (Robic 72e).

Spectateurs : 20852

But(s) : Ménez (55e) – Koura (75e)

Avertissement bordelais : Ounas (56e)

Le résumé

Pas très folichonne, cette période des Girondins… Une défaite au Parc, un nul à Rennes, avec seulement un point sur six pris ces deux dernières journées, Bordeaux a pu montrer l’homogénéité d’un championnat où personne ne prend son envol. En dehors de Nice. L’occasion a été, ô combien belle, de prendre les trois points ce soir. En battant la lanterne rouge à domicile, qui plus est.

ET BEH FOIRÉ ! Incapables ont-ils été. Incapables de vaincre Nancy… On en est là. Pourtant, Bordeaux a plutôt bien démarré avec deux occasions lors des trois premières minutes. Contento d’abord, se distinguant sur un tir du gauche limpide contré en corner. Corner, qui, a failli être décisif après le renvoi du ballon sur la tête d’un Marchetti ailleurs sur le coup (3e). Heureusement, Koura a dégagé en catastrophe. Deux occasions rapides et puis une troisième, après un centre exceptionnel de Ménez où Rolan a épaté par la piètre qualité de son jeu de tête. Que dis-je… son jeu d’épaule. Parce que l’Uruguayen a raté une offrande en reprenant le ballon de l’épaule (6e).

Le point fort habituel de Rolan, c’est le jeu de contre-attaque. Cette fois-ci, notre numéro 9 a annihilé une belle opportunité en partant trop tôt derrière la défense. Le bon centre de Sabaly n’a donc pas trouvé preneur (10e). Quatre avancées importantes en dix minutes, rien de mieux que cette stat’ pour expliquer le bon début de match local. Ensuite… le désert.

Un vrai désert. Un long chemin de croix où le seul spectacle proposé a été le coup d’épaule titanesque d’Igor Lewczuk sur Anthony Koura. « Viril, mais correct ».

Jusqu’à la pause, donc, rien à se mettre sous la dent. Au retour des vestiaires, Nancy a été plus conquérant et c’est cette fois-ci Bordeaux qui a reculé dès l’entame. Marchetti, surveillé par Bordeaux cet été, à pu décocher deux tirs en moins de trois minutes. Le premier, hors cadre (46e), le deuxième, cadré, sur lequel Carrasso s’est bien détendu (49e).

Dans sa période faste, Nancy a encaissé un but. Hors-jeu au départ, Jérémy Ménez a quand même reçu le ballon aux abords de la surface. Un crochet, un décalage, une frappe décroisée qui a surpris tout le monde, N’Dy Assembé compris, c’est tout un mouvement de classe que nous a offert l’ex-Milanais (55e). Qui signe son deuxième but en L1 cette saison.

En feu, Ménez a failli offrir une passe décisive sans l’intervention chaude de Lenglet (59e). 58/42, à la possession Bordeaux est également devant. Il n’empêche que l’emballement n’est vraiment pas de mise. Les actions sont stéréotypées, il n’y a pas plus de folie. Malcom, le spectaculaire brésilien est plus en difficulté depuis quelques semaines. Et ça se ressent dans le jeu.

La suite de la partie ainsi que le money-time ont été nancéins. Nombreux ont été les visiteurs à s’être mis en évidence. Coulibaly a lancé le festival « Portes Ouvertes du FCGB » d’une frappe à 25m, limpide, où Carrasso s’est interposé joliment (65e). C’est ensuite Robic sur corner (73e) qui a donné des frissons au peuple girondin. Les frissons ne sont pas restés longtemps puisque la déception a pris le dessus. Koura, également supervisé par Bordeaux du temps où l’attaquant évoluait au Mans, a réduit la marque (74e) sur une frappe heureuse, touchant successivement le montant droit, puis gauche, d’un Carrasso abasourdi.

Un but partout, donc. Une réaction ? Un beau coup-franc de Sertic boxé par N’Dy Assembé (76e). Puis plus rien. De son côté, Nancy a continué sa route en frappant trois fois au but (82e, 84e, 86e) en peu de temps. Rajoutons l’énorme occasion offerte à Maurice Dalé sur un cafouillage dans la surface. Mais sa « frappe » a atterri devant les gants du gardien bordelais (88e).

Carrasso qui s’est claqué en voulant jouer vite un coup de pied de renvoi. Dommage, c’était le plus motivé… Bordeaux a donc fini à 10 contre 11 puisque les trois changements avaient été effectués. Pallois a endossé le rôle de gardien, tel un Sakho à Lorient en 2011. Le score n’a plus bougé.

Sur un exploit individuel, Bordeaux a inscrit un but mais le sentiment qui prédomine c’est celui de la déception. Peu importe le scénario les Girondins auraient pu, dû gagner. La vérité de ce match nous prouve que rien n’est joué d’avance. Une énième leçon que : Non, c’est pas parce qu’on reçoit le dernier qu’on va forcément gagner… Bordeaux recule d’une place et se retrouve septième.