TRIAUD

La mise au point faite par le Président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud,  auprès de RMC.Sport ne tranchera certainement pas le débat qui agite les supporters bordelais à son sujet depuis un très long moment maintenant mais apportera quelques éclaircissements sur l’actualité mouvementé du club ces dernières semaines.

Concernant le mercato hivernal et le départ de Ludovic Obraniak au Werder de Brême, le président bordelais évoque un choix du club face à un joueur qui ne souhaitait plus rester à Bordeaux. Il ajoute que, même si les supporters ne comprennent pas forcément cette décision, elle s’est faite dans l’intérêt des Girondins tout en sachant que les jeunes étaient aptes à prendre la relève. Quant à l’échec du retour de Benoit Trémoulinas, Jean-Louis Triaud évoque un accord tripartite entre Saint-Etienne, le Dynamo Kiev et le Napoli pour les transferts de Faouzi Ghoulam  et du défenseur gauche réunionnais, ce qui aurait, au final, empêché un retour du joueur au sein du club. Il conclut le sujet en expliquant de manière claire qu’un bon de sortie sera accordé à tous les joueurs si une offre intéressante financièrement pour le club se présente.

Le président Triaud continu avec l’actualité sportive du club. Évoquant un mauvais mois de janvier, il estime toujours que l’équipe peut obtenir la cinquième place de Ligue 1 si les joueurs arrivent enfin à montrer un peu de motivation sur le terrain mais voit toujours la défaite contre le club de l’Ile-Rousse en Coupe de France comme inadmissible pour une équipe du niveau de Bordeaux. Quant aux finances du club, une amélioration serait en cours et devrait être confirmée si l’équipe réussit à finir au-dessus de la neuvième place humblement budgétée en début de saison.

Il conclut l’entretien en évoquant l’accord inacceptable, d’après ses mots, entre la LFP et l’A.S Monaco expliquant que les dirigeants des clubs professionnels français ont reculé sur la situation particulière qu’occupe le club de la principauté et précise qu’aucun club professionnel français ne touchera une partie des 50 millions d’Euros qui seront versés.

Voici un extrait des propos de Jean-Louis Triaud :

Comment expliquez-vous aux supporters bordelais le transfert de Ludovic Obraniak ?

Les supporters ne comprennent pas toujours. Certains joueurs, quand ils sont en place, ne trouvent pas grâce à leurs yeux et ne sont jamais aussi bons que quand ils partent du club. Il y a un côté émotif, émotionnel, qui joue surement. Je n’ai pas grand-chose à leur expliquer, c’est un choix du club. Contre Saint-Etienne, on a gagné (2-0) et Ludovic Obraniak ne jouait pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas bon et qu’il ne servait à rien. Mais ça veut aussi dire que derrière, il y a des jeunes qui sont prêts à prendre la relève. Garder quelqu’un qui n’a pas envie de rester, ce n’était pas forcément une bonne solution. Donc je crois qu’aujourd’hui, on peut dire que la tendance générale sera d’accorder un bon de sortie à tout joueur, dans la mesure où le club ne sera pas pénalisé financièrement. Si le même Ludovic était venu me trouver en me disant qu’il voulait partir à Brême, mais à condition qu’il soit libre, il serait encore à Bordeaux aujourd’hui.

Le club va-t-il être à l’équilibre financièrement ?

Aujourd’hui, on en est encore très loin. On était très, très loin de l’équilibre. Aujourd’hui, on n’en est plus que très loin, donc il y a une amélioration nette. Et puis ça dépendra du classement final, puisque chaque place gagnée représente entre  800 000 et 1 million d’euros en droits TV. On avait révisé notre budget en mettant la 9e place puisqu’on avait vu qu’à un moment, on n’était pas très bien. Et puis, comme il vaut mieux des bonnes surprises que des mauvaises, on avait révisé notre budget sur la base d’une 9e place. Donc vous voyez qu’il y a des places à gagner et des améliorations financières à aller chercher. Les feux étaient rouges foncés. Ils sont rouges clairs.

Quel est l’objectif des Girondins en Ligue 1 ?

L’objectif de la cinquième place, qui est à deux points, est relativement accessible. Après, il n’est pas interdit de faire mieux. Je m’aperçois que les équipes qui sont à côté de nous sont accessibles. On a longtemps mené à Lyon, avant d’être rejoint au score dans les derniers instants (1-1). On a mené 2-0 à Marseille (2-2). On a battu Lille chez nous (1-1). Saint-Etienne, on les a battus aussi (2-0), donc on n’a rien à envier à ces équipes-là. De qui doit-on avoir peur ? De personne. Qui nous est largement supérieur ? Paris, c’est certain. Ils nous l’ont fait comprendre quatre fois de suite. Et puis probablement Monaco. Pour le reste, tout est possible pour le peu qu’il y ait de l’envie.

Source : RMC.Sport



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