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Gazelec Ajaccio 2 – 0 FC Girondins de Bordeaux (12e journée de Ligue 1) 3 628 spectateurs

Les plots alignés pour Bordeaux : Carrasso – Gajic (Crivelli 46e), Sané, Pallois, Poundjé – Chantôme, Poko (Jussiê 77e), Saivet, Plasil, Khazri (Touré 77e) – Rolan.

Avertissements pour Bordeaux : Rolan (35e), Crivelli (60e), Poko (74e), Saivet (78e).

Buteur : Larbi (44e, 68e)

Ah, mon cher Jean-Louis, comment je n’aimerai pas être à votre place en ce joli soir d’Halloween. Vous, qui disiez il y a un mois aux joueurs qu’ils savaient ce qu’ils avaient à faire pour ne pas être la risée du football français… Bon, au moins, vous avez trouvé mon titre du soir et je vous en remercie. Après une victoire au-delà du miracle contre Troyes, il fallait essayer pour Bordeaux de se donner une raison d’y croire en gagnant à Ajaccio, sur le terrain du Gazelec. Manque de pot ! Notre cher club ne sait plus gagner deux matchs de suite. Défaite deux buts à zéro.

La logique est implacable ! Quand on ne cadre aucun tir, on ne peut pas gagner. Contre Montpellier, le manque de verticalité était criant, les joueurs se contentant de faire de belles passes au sol pour son partenaire de gauche ou de droite. Statistiquement, c’est magnifique puisqu’on frôle les 90% de passes réussies. Aujourd’hui, même match, sauf que les passes latérales étaient quand même ratées ! Bon, là, on ne peut plus rien faire. Pour une fois, je vais parler à la première personne. D’habitude, il me faut une feuille recto-verso minimum pour prendre en note tout ce que je vois, tout ce que j’essaie d’analyser sur ce que je vois. Mais là, après le jaune de Rolan (35e), je me suis contenté de tenir entre mes mains ma tête, à baisser les yeux, à souffler, à pestiférer… Du coup, une demi-page utilisée. Pour en revenir au jeu, il n’y a rien à dire… Vraiment rien. Comme le dirait le youtuber Jhon Rachid, « tu mets des roues ça fait un skateboard ». Franchement, on n’en est pas loin. Et Ajaccio, de son côté, a joué crânement sa chance. Larbi en point d’orgue, qui s’est joué deux fois de notre défense, la première fois, servi sur un plateau (44e) par un Gajic (27% de passes réussies… !) des grands soirs, la deuxième fois, à la suite d’un petit raid conclu par un extérieur du droit (68e), seulement quatre minutes après l’expulsion sévère de Filippi (64e). Il y avait une équipe qui en voulait, l’autre qui avait le trouillomètre au degré maximal. Au classement, les Girondins se retrouvent 13e.

Voilà, il n’y a pas grand chose à rajouter. Willy Sagnol, prostré sur son banc tout le match, doit bien se demander comment se dépêtrer de cette situation mal embarquée. Jean-Louis Triaud lui, va pousser une énième gueulante inutile dans la presse pour essayer de réveiller des joueurs sous morphine. Et qu’aucun joueur ne balance un « Un bon match de merde » sur les réseaux sociaux parce qu’à Bordeaux, nous sommes les rois de la com’, mais quand il s’agit de jouer en équipe pour gagner des matchs, tout le monde disparaît. Ça ne sert plus à rien de se réveiller, à notre échelon il faut une naissance, qu’une équipe naisse. Parce que là, c’est du grand n’importe quoi.



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