Jeremy Menez Girondins de Bordeaux v FC Nantes - Ligue 1

FC Girondins de Bordeaux  1-0 FC Nantes (3ème journée de Ligue 1)

La feuille de match

Bordeaux : Carrasso – Sabaly, Toulalan (Guilbert 47e), Sertic, Poundjé – Plasil (c), Vada, Malcom, Touré (Laborde 74e) – Rolan, Ménez (Arambarri 80e).

Nantes : Riou – Dubois, Diego Carlos, Vizcarrondo, Lucas Lima – Rongier, Gillet, Harit – Thomsen (Alègue 81e), Sightorsson (Aristeguieta 86e), Kacalikanic (Bammou 46e).

Buts : Rolan (32e)

Avertissements : Sabaly (82e), Touré (45+2e).

Le résumé

Laver l’affront. Se rassurer. Tels étaient les objectifs de bordelais si décevants la semaine passée à Toulouse. Un match où ils ont été pour le moins bousculés et terrassés par leurs homologues situés proches de la Garonne. Une leçon d’envie dont il fallait se servir pour battre une équipe bien regroupée comme celle de Nantes. Et si la manière n’a pas été là cet après-midi, il y a du mieux et surtout les trois points.

Début de match : Nantes gène avec son pressing

Ce Bordeaux made in Gourvennec a un gros défaut : celui de mal démarrer ses matchs. Cinq, sept minutes très difficile pour commencer où sans être mis en danger, les Girondins se sont fait bouffer – il n’y a pas d’autres mots – par le pressing en 4-1-4-1 des nantais en phase défensive. Thomsen, Kacalikanic étaient placés bas sur le terrain (du Made in Girard).

Ce pressing constant a obligé Bordeaux à forcer sa nature, en somme, à jouer long. Toulalan et Sertic n’ont fait que ça, balancer, balancer, et encore balancer. Avec une certaine précision quand on connait la qualité technique de ces joueurs, mais Rolan et Ménez atteignent à peine 1m80, tandis que Carlos et Vizacarrondo culminent à 1m88/1m90. Du petit lait pour eux et une organisation défensive maîtrisée à la perfection par la bandàrené.

Néanmoins, en procédant par contre, Bordeaux a su faire très mal. Mais l’avant-dernière passe a toujours tué la contre-attaque. Ménez a propulsé un missile de contre (10e), sa passe est bonne pour Rolan mais la pareille rendue par l’Uruguayen était catastrophique. Malgré tout, Malcom a failli marquer sur le coup. Dans la première période, Ménez s’est rendu ultra disponible, motivé et concentré. Ses efforts ont payé à l’amorce de la deuxième demi-heure. En plongeant dans l’espace vide derrière la défense, Ménez, servi par Malcom, se joue de Lima pour adresser un centre parfait en profondeur pour Rolan. Dans le but vide, Diego inscrit son deuxième but de la saison (1-0).

Le plus difficile contre une équipe entraînée par Girard, c’est de marquer en premier. Ça a été chose faite. Bordeaux a profité de sa bonne période (15e-40e) pour faire monter son bloc, faire descendre par conséquent celui de Nantes, et enfin jouer au sol. C’est dans ce moment que Ménez a été le plus impressionnant. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Après la pause, une mauvaise nouvelle a frappé le corps bordelais. Toulalan, sur une transversale, s’est claqué derrière la jambe d’appui. Immédiatement au sol, il a été remplacé par Frédéric Guilbert, remis en question par le coach, a eu une chance de prouver sa valeur. Un autre qui a eu une chance de prouver sa valeur, c’est bien entendu Cédric Carrasso. Il s’est blessé l’an dernier contre Nantes, il a fait son come-back… contre Nantes. Et comme il symbole, il a été d’un précieux sans égal.

Le show Carrasso

Ultra communiquant, ultra motivé, il a surtout bien fait son travail. Tout a commencé par un coup-franc de Diego Carlos qu’il repousse avec difficulté (51e). Ensuite, la démonstration a continué sur une tête piquée à bout portant de Bammou sortie avec brio par l’international français (74e). Enfin, tout s’est terminé par un arrêt de près sur une frappe en bout de course de Sightorsson (76e). En dehors de ses arrêts, Carrasso a rassuré en parlant énormément à sa défense, en haranguant ses troupes. N’y voyons ni un blâme de Prior ni la moindre contestation du coaching de Gourvennec. Force est de constater que Carrasso a été déterminant dans la victoire. Tout simplement.

Six points en trois matchs : un ratio intéressant

C’est une deuxième victoire en trois matchs qui s’est dessinée cet après-midi pour les Girondins. Cinq buts marqués mais toujours six buts encaissés qui donnent une septième place provisoire à Bordeaux (voir ICI) qui pouvaient être quatrième sans la lourde défaite à Toulouse. Retrouver une invincibilité à Bordeaux redonne du baume au coeur et une vraie confiance. Prochain rendez-vous à Lyon, qui vient de perdre 4-2 à Dijon. Ils n’ont jamais perdu chez eux et n’ont toujours pas connu la défaite dans leur nouveau stade. Wait and see… Pablo sera de retour et apportera une dimension physique qui ne pourra nous faire que du bien.

Allez Bordeaux !