Cédric CARRASSO (tête baissée)

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Lille-Bordeaux (2-0).

Le joueur AG du match :

Cédric CARRASSO (6/10) : Quand les joueurs pêchent, c’est le gardien qui surnage ! Une intervention divine face à Sidibé illumine son match (79′), durant lequel il n’aura pas forcément brillé mais où il sera peut-être le seul à ne pas avoir déçu… Battu sur le premier but (13′) et désabusé sur le second (90+4′), il aura surtout payé l’attentisme de sa défense…

L’équipe :

MARIANO (3/10) : Ça avait pourtant bien commencé pour le brésilien avec un sauvetage sur la ligne dès les toutes premières minutes du match… Puis, à l’image de ses coéquipiers en défense, il a peu à peu coulé… 24 ballons perdus, seulement 50% de passes réussies… Les statistiques sont sans appel : Mariano est passé à côté de son match, lui qui était pourtant en très grande forme ces derniers temps… Sanctionné d’un carton jaune (30′), il ne sera pas du déplacement à Lorient.

Lamine SANE (3/10) : Oh Captain ! My Captain… Invoquer « les Dieux du foot » pour justifier cette défaite, c’est petit, très petit… Alors après tout, peut-être que ce sont eux qui te font jouer à un niveau décent seulement dans les grands matchs ? Peut-être que ce sont eux aussi qui t’ont cloué au gazon sur le centre de Boufal, que tu n’as même pas dénié anticiper pour gêner Roux, qui a (grâce aux Dieux du foot sans doute) tout le loisir de placer sa tête au fond des filets… (14′) Alors nous, inconditionnels supporters, nous tournons vers le ciel et demandons aux Dieux du foot de permettre à nos joueurs de faire les efforts nécessaires pour ne plus encaisser de buts, ce qui nous évitera à l’avenir de déplorer la fatalité…

Tiago ILORI (1/10) : Rayer le Portugal de la carte, envoyer un courrier en recommandé à Liverpool, lui coller un zéro… Nombreuses sont les possibilités pour juger la prestation du JOUEUR DE LIVERPOOL, (prêté à Bordeaux), cet après-midi… Une prestation qui a le mérite de nous rendre unanimes… NULLE ! CATASTROPHIQUE, LAMENTABLE. voir NAVRANT, AFFLIGEANT, DÉPLORABLE, DÉSOLANT, PITOYABLE… (oui c’était mon résumé lors de la défaite face à Lyon, (0-5), lire ICI). Difficile de rester objectif puisqu’il plombe ce match dès la 14ème minute de jeu par sa nonchalance et sa naïveté face à Boufal. Il ratera finalement l’occasion de se rattraper en ratant l’immanquable à quelques centimètres du but… (63′)

Nicolas PALLOIS (5/10) :  Si la défense bordelaise a fait naufrage à en faire pâlir le Titanic, l’ex-niortais a eu le mérite de jouer le rôle de l’iceberg… Exceptionnellement repositionné au poste de latéral gauche (comme pour mieux faire « briller » la charnière centrale Sané/Ilori…), Pallois a été la bonne surprise de ce match. Solide défensivement, comme à son habitude, il aura surtout étonné tout son monde par ses multiples montées, conclues pour la plupart par de très bons centres ! Du haut de son mètre 90, il est le seul défenseur à avoir surnager cet après-midi et semble finalement plus précis, ou au moins plus appliqué, que les traditionnels titulaires à gauche… Il sera remplacé à la 70′ minute par Nicolas Maurice-Belay (71′), dont l’entrée aura été trop tardive pour réellement influencer le cours du match.

Cédric YAMBERE (non noté) Sacrifié et remplacé par Henri SAIVET (6/10) : Entré en jeu dès la trentième minute pour relancer les Girondins après l’ouverture du score lilloise, le sénégalais aura presque réussi sa mission… Il a le mérite d’avoir eu, tout comme le changement de système, une réelle influence sur le cours du jeu, malheureusement, pas sur le cours du match… Méritant, il serait le seul girondin excusé de s’en prendre à la fatalité puisqu’il a trouvé du pointu le poteau d’Enyeama (75′)… Déjà auteur d’une bonne entrée en jeu face à l’OM où il fut à l’origine du but bordelais, il pourrait très prochainement retrouver une place de titulaire aux avants-postes girondins. A titre comparatif, il aura touché sensiblement le même nombre de ballons que Rolan, son compère en attaque, en jouant seulement les deux-tiers de ce match… 

André POKO (3/10) : Préféré à Traoré (qui lui avait été préféré face à l’OM), il a tout comme son homonyme la semaine dernière, déçu aujourd’hui. Avec plus de ballons perdus (15) que de ballons gagnés (12), il aura comme souvent pêché dans l’utilisation du cuir, sans toutefois compenser ses carences par son habituel abattage au milieu, trop limité sur ce match. La volonté ne suffit donc pas à tout…

Clément CHANTOME (3/10) : L’ancien parisien faisait son grand retour dans les rangs girondins aujourd’hui, et il était attendu… Come-back raté ! Alors oui, il reste le joueur bordelais le plus recherché sur le terrain (66 ballons joués) comme lors de la quasi-totalité de ses apparitions sous le maillot au scapulaire, mais aujourd’hui et contrairement à d’habitude (où il s’avère si précieux dans l’entre-jeu), le n°11 girondin n’a pas eu sa traditionnelle clairvoyance dans son jeu de passes, ni dans ses choix. Son influence aura finalement été trop limitée, non par faute de mouvement, mais bien par manque de lucidité, à l’image de quelques interventions illicites, fort heureusement non sanctionnées…

Jaroslav PLASIL (4/10) : Position inédite au coup d’envoi pour le n°18 girondin puisqu’il occupe le poste vacant de Khazri (monté d’un cran) en meneur de jeu. C’était peut-être un peu trop ambitieux de la part de Sagnol pour un joueur vieillissant (dont la volonté est à vanter, lui qui réalise souvent bien plus que ce qu’on lui demande…) Ce ne fut pas le cas sur ce match où le tchèque, bien que rapidement repositionné à son poste,  s’est montré en difficulté (9 ballons gagnés, 14 rendus). 

Wahbi KHAZRI (5/10) : Position inédite au coup d’envoi également pour Khazri puisqu’il évoluait un cran plus haut que d’habitude, comme véritable attaquant. Cela ne durera qu’un temps, il retrouvera son poste dès la demi-heure de jeu. Très sollicité, le tunisien s’est encore donné corps et âme dans ce match, sans toutefois réussir à en inverser la tendance… Fidèle à lui même, il y a eu du bon, notamment sur coups de pied arrêtés ou sur une belle ouverture pour Rolan (29′), puis du moins bon aujourd’hui… Remuant, il aura finalement perdu un bon nombre de ballons (24)  et ce sera montré trop imprécis (63% de passes réussies). Habitués à mieux, nous sommes en droit d’en attendre plus de la part d’une pièce maîtresse du 11 bordelais, bien que le n°24 reste de loin l’un des meilleurs girondins de la saison. Fatigué, il a cédé sa place à CONTENTO pour les toutes dernières minutes de jeu.

Diego ROLAN (4/10) : En l’absence de Kiese Thelin, Rolan était le seul véritable attaquant du onze girondin au coup d’envoi. C’est pourquoi il se devait d’occuper la pointe de l’attaque marine & blanche… Ce qu’il n’a finalement jamais fait, puisqu’il s’est contenté de s’excentrer en début de match, puis d’errer autour de Saivet une fois le sénégalais entré en jeu… Discret, il aura eu quelques tentatives, notamment de la tête, mais aucune ne sera convertie en but, préjudiciable quand il faut revenir au score… Il terminera le match avec deux fois plus de ballons rendus (18) que de ballons grattés (9).

Ils ne sont que 4 à avoir obtenu la moyenne sur ce match, comme un symbole. La grande partie de l’équipe a déçu cet après-midi, tant sur la forme que le fond… La forme ? Une défense centrale apathique et dépassée, un milieu de terrain inédit qui a finalement totalement perdu pied et une attaque stérile et inefficace, voici quelques facteurs d’explications qui peuvent justifier cette défaite… Un revers préjudiciable qu’on ne peut donc pas mettre sur le dos des « Dieux du foot » comme l’a fait le capitaine Sané au micro de certains médias… A l’image de ces paroles, on retiendra un profond manque de lucidité de la part des Girondins, le staff technique compris, qui auront finalement butté sur une solide formation Lilloise, à l’image de son gardien auteur d’un match remarquable. Le fond ? Une défaite qui fait écho à celle concédée à Toulouse, elle aussi après un glorieux succès bordelais le weekend précédent (Paris, Marseille, même combat…) Si Lille n’est pas Toulouse, cette défaite n’en demeure pas moins frustrante vis à vis des possibilités que pouvait nous offrir une victoire, à savoir revenir à deux petits points de la troisième place, synonyme de Ligue des Champions… Bordeaux ne profite pas du revers de Marseille ni de l’accroc de Monaco et devra attendre les résultats de Montpellier-Caen et Lyon-Saint-Etienne pour voir plus clair dans la course à l’Europe, dont la prochaine étape se déroulera à Chaban-Delmas face à Metz (samedi à 20h00) pour des Girondins que l’on imagine revanchards !

La rédaction AG



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