Elie Baup (entraîneur de Marseille) :
«On va commencer d’abord par essayer de rester sur le podium. Je relève la solidité que notre équipe dégage, la dynamique de faire les efforts les uns pour les autres, cette idée de ne rien lâcher. On a été gêné par le pressing bordelais, on a préservé l’essentiel. Les valeurs collectives par rapport aux situations restent là et elles s’amplifient. Sur les cinq derniers matches on a pris un but, sur les quatre derniers aucun. En menant 1 à 0 on sait que l’adversaire va se livrer, on arrive à préserver notre but du premier rempart, le gardien, à l’attaquant. Ce qui compte, ce sont les cinq à six derniers matches. On avait des confrontations avec des concurrents directs pour l’Europe, Bordeaux en fait partie. On va à Lille, c’est bien d’avoir gagné face à des concurrents directs. Rattraper Paris ? Il faut avoir une ligne de conduite. On ressort de ce 0 à 0 à domicile face à Ajaccio, on a eu une journée qui nous a souri, depuis on a pris 6 points, mais on fera les comptes à la fin. Il y avait vraiment une ambiance ce soir qu’on n’avait pas eue depuis le début de la saison. J’espère que ce 12e homme sera avec nous, car on en aura besoin. C’est toujours mieux d’avoir gagné et de regarder les autres jouer. A partir de mardi, il va falloir se mettre au travail pour ce déplacement compliqué à Lille.»

Francis Gillot (entraîneur de Bordeaux) :
«Il y avait de la place pour faire un meilleur résultat mais on est vraiment pénalisé par notre manque d’efficacité. Même avec cette faute de défense, on a largement la place pour revenir au score mais quand on marque très peu de buts, il vaut mieux ne pas en encaisser. A part la Coupe d’Europe où on a fait de bons matches, en Championnat on a été plombé par la Coupe d’Europe. On a ensuite perdu nos deux attaquants et derrière on se traîne. On est à notre place aujourd’hui dans le ventre mou. La Coupe de France (en quart de finale à Lens, ndlr), si on veut passer il va falloir marquer un but, à moins de miser sur les tirs au but. On a le même problème depuis six mois, c’est très lassant. Aujourd’hui, je finis avec deux milieux offensifs, quatre attaquants, comme quoi ce n’est pas le nombre d’attaquants qui fait la différence.»

Ludovic Obraniak (joueur de Bordeaux) :
«Les matchs se suivent et se ressemblent. Depuis le match contre Lorient, il y a de bonnes choses dans le jeu. On a eu la possession du ballon mais on reste inoffensif. On tente beaucoup mais on n’arrive pas. Il faut persévérer parce qu’il reste des matchs. On n’a pas le droit de baisser la tête. Marseille n’a pas eu beaucoup d’occasions mais ils ont des attaquant réalistes. L’équipe a donné le maximum. C’est encore une grosse désillusion. On représente Bordeaux et en aucun cas on aura le droit de lâcher. Il faudra absolument battre Montpellier. On se doit d’accomplir cette mission.»

Sources : Francefootball.frGirondins.com



Laisser un commentaire