Francis Gillot (entraîneur de Bordeaux) :

«Dans l’ensemble, on ne mérite pas de perdre ce match. Sur sa première occasion, Montpellier marque, alors que l’on aurait dû déjà inscrire un but un peu plus tôt. On a manqué d’efficacité en première période, où l’on n’ouvre pas le score. C’est à peu près le même scénario qu’en Coupe de la Ligue (défaite 1-0 à Montpellier le 31 octobre, ndlr) même si cette fois, on s’est battu. Les joueurs ont beaucoup donné, ont fait le match que j’attendais d’eux, mais nous n’avons pas eu cette réussite pour ouvrir le score et être en position de force par la suite. Dans un match, il y a des moments où il faut savoir marquer, mais nous n’avons pas su le faire. Cela a été lourd de conséquences. Je n’ai pas de regret sur les changements opérés. Les joueurs qui sont restés à la maison sont blessés. J’ai fait des choix par rapport au dernier match européen. Avec 60 heures de récupération entre la fin du match à Bruges et le début du match à Montpellier, j’estimais que je devais protéger mes joueurs. Si j’avais pu renouveler l’intégralité de l’équipe, je l’aurais fait. Au bout d’une heure, on a senti que l’on fléchissait et que l’on aurait du mal à inverser la tendance. Peut-être que ces rotations nous permettront de bien passer la série de six matches en vingt jours en décembre. Je me devais de faire tourner certains joueurs qui étaient sur les rotules.»

René Girard (entraîneur de Montpellier) :

«Quel est votre sentiment après cette victoire ?
On a fait un bon match devant une équipe de Bordeaux très compliquée à bousculer. Cela relève notre performance. On s’est mis en danger en première période sur deux ou trois errements, mais on a fait un bon match, sérieux, rigoureux. On a retrouvé dix-huit garçons qui avaient envie de se surpasser. J’ai vu des choses très intéressantes, de bonnes occasions, dans un match âpre. Un match où nous devions être précis pour éviter les contres. J’ai un sentiment de soulagement. Depuis quelque temps, on est bien mieux au niveau de l’agressivité et sur le plan défensif. Lors de la première période, on a été un peu frileux sur le plan offensif et manqué de percussion. Ensuite, on est allé les chercher un peu plus haut, et cela a été bien mieux.

Après vos résultats devant Paris et Valenciennes, n’est-ce pas le signe d’un retour en forme ?
On avait dix points à remonter, on est reparti à la chasse. C’est surtout bien au niveau du contenu devant des équipes qui réalisent un super début de saison. Pour notre part, nous sommes obligés de nous remettre dans le tempo et la rigueur, sachant que c’est difficile d’y revenir après un début compliqué. Sur ces trois matches, on a montré des choses intéressantes et surtout une certaine régularité.

Ce succès peut-il être un moment charnière de la saison ?
En début de saison, devant des équipes à notre portée, cela ne s’est pas très bien passé, avec des résultats en dents de scie. On avait un passage assez délicat avec Paris, Valenciennes et Bordeaux. On pouvait se demander où on serait après cette série. Et on a bien réagi. Quand je disais que c’était bien d’avoir des gros morceaux après des matches de Ligue des champions, je ne me moquais pas de vous. Cela nous permet de nous remettre dedans. Jusque-là, on n’était pas capable d’avoir de la continuité sur un match, et d’un match à l’autre. Depuis quelque temps, on a retrouvé de la sérénité, de l’envie, de la rigueur. Si les autres ne sont pas faciles à bouger, nous non plus. J’espère que cela va nous amener à tourner à la trêve d’une manière correcte. C’était important pour nous de réussir un match positif.»

Source : Francefootball.fr



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