OBRANIAK

De nouveau invité sur le plateau de l’émission Le Club sur BeIn Sport, le meneur de jeu des Girondins de Bordeaux : Ludovic Obraniak est revenu sur son début de saison, ainsi que sur celui de son équipe. Il a notamment réagit aux différents lancements d’Alexandre Ruiz, le présentateur de l’émission qui était accompagné de ses deux consultants : Sonny Anderson et Omar Da Fonseca.

Voici des extraits des déclarations du n°4 girondin :

Alexandre Ruiz : Comment vous vous êtes senti, match bon, match moins bon ?

«Non c’est vrai que depuis un certain temps je me sens mieux, notamment sur le plan physique. La saison dernière j’étais amené à jouer différents postes, ce qui fait que je pouvais jouer n°10, deuxième attaquant, dans un milieu à trois. Cette année, je suis plus côté droit donc ça me demande beaucoup d’efforts offensifs, mais aussi défensifs, donc c’est vrai qu’en début de saison physiquement je n’étais pas au mieux, et donc j’ai profité de la trêve internationale pour pouvoir travailler un petit peu plus le foncier et je trouve que depuis 2-3 matchs je me sens un petit peu mieux.»

Omar Da fonseca évoque ensuite l’important apport de Mariano et cette belle association avec Obraniak, ce dernier répond :

«Quand on est arrivé le jeu penchait un peu trop à gauche, donc on nous a fait venir justement pour essayer de rééquilibrer un peu ce côté droit. On a trouvé un bon fielling tous les deux, parce que lui me permet de rentrer sur mon pied gauche assez souvent, ce qui me permet d’avoir un peu plus de liberté pour rentrer à l’intérieur. Il est très disponible, ce qui me permet d’avoir deux possibilités de jeu.[…] Le but c’est de me rapprocher au maximum du défenseur pour pouvoir le décaler, pour pouvoir créer le surnombre. On essaye d’alterner pour ne pas être trop prévisible, mais c’est vrai que j’ai une bonne complicité avec lui.»

Alexandre Ruiz souligne la bonne entente Sertic/Traoré, Obraniak en parle :

«C’est complétement différent, la paire Poko/Nguemo ça a une connotation plus physique, gros volume de jeu. Là on est plus sur de la qualité technique, que ce soit Abdou qui techniquement est vraiment au-dessus, Greg aussi pareil. Ils nous apportent un peu plus de profondeur, parce que c’est des joueurs qui voient un peu plus loin au niveau de la vision du jeu. Que ce soit l’un ou l’autre c’est une paire vraiment différente.»

Alexandre Ruiz : Ça veut dire que Bordeaux a la volonté de vraiment jouer ?

«Je ne sais pas, en tout cas il y a plus de liants quand on peut avoir un joueur un peu plus technique au milieu. Après je ne sais pas si c’est tout le temps la paire qu’il faut, mais en tout cas la palette est plutôt élargie au milieu de terrain.»

Alexandre Ruiz : En tout cas vous êtes sur une bonne période et ça correspond à ce milieu de terrain…

«Ouais Landry a joué aussi donc on peut alterner, on peut mettre un plus technique, un plus dans la densité physique, donc ça permet au coach d’avoir plusieurs solutions.»

Omar Da Fonseca : Combien de buts tu vas marquer cette année ?

«Je sais pas, il faut pas se fixer de limites, justement si je dis un truc je vais m’y arrêter (rire).»

Alexandre Ruiz évoque désormais la révélation de ces derniers matchs : Diego Rolan, le milieu bordelais réagit :

«La malchance qu’il a eue c’est qu’il arrive au moment où Yoan Gouffran part. Je crois pas qu’il ait été recruté pour être le remplaçant de Yoan Gouffran. C’est surtout un jeune espoir qui a 19 ans, en qui Bordeaux a placé de grosses attentes, mais qui est revenu aussi d’une compétition internationale avec l’équipe d’Uruguay des Espoirs. Donc c’est quelqu’un qui n’a quasiment pas eu de repos sur les deux entre-saisons, donc aussi avec l’adaptation, la langue, bon tout ça fait qu’il a mis un petit peu de temps. Mais voilà il fallait être patient avec lui, c’est ce qu’on a essayé de demander nous que ce soit au niveau du club, ou au niveau des supporters. Et puis aujourd’hui on voit que c’est un joueur très intéressant.»

Réagissant à un propos sur la presse Obraniak répond : «Pour qu’on ait des bons papiers nous, c’est vraiment compliqué. Même en gagnant 2-0 à domicile on doit se diversifier quand même.»

Alexandre Ruiz : Est-ce qu’on peut dresser aujourd’hui un premier petit bilan des Girondins de Bordeaux ?

«Le bilan me paraît assez clair, le début de saison a été plein d’espoir, notamment sur le match avant le début de championnat lors du Trophée des Champions contre Paris ou contre Monaco où certes on perd les matchs mais on avait fait deux belles prestations, on s’était un peu désunis dans les dernières minutes, ce qui nous avait coûté cher, et puis après on s’est un peu éteint au fil des journées où on a eu du mal à trouver cette qualité collective, on a eu du mal à réenclencher, peut-être qu’on s’est vu aussi un peu trop beau par rapport au discours qui a été tenu par rapport à ces deux matchs-là, et puis pour moi il y a eu un match important qui a été le match de Sochaux où on était quasi-dos au mur, on devait être juste avant la zone de relégation et puis depuis ce match-là il y a quelque chose qui s’est enclenché, une dynamique positive, donc il s’en est fallu de peu pour qu’on puisse gagner à Lyon, il s’en est fallu de peu pour qu’on aille faire un résultat à Evian, donc voilà on est dans la continuité du match de Sochaux où y a de bonnes choses qui sont en train de se passer.»

Alexandre Ruiz : Quel a été le déclic face à Nicosie ?

«Non je ne pense pas qu’il y a eu un déclic. En début de saison tout n’a pas été si mauvais non plus. Je dirais que dans le foot de haut niveau tout se joue à des détails et les détails n’ont pas toujours tourné forcément en notre faveur en début de saison. Aujourd’hui les choses tournent un petit peu pour nous, donc ça s’en ressent aussi sur les résultats, mais il y a un peu plus de cohérence en matière de maitrise technique et de maitrise collective, donc ça il faut le souligner parce que c’est vrai qu’on se fait souvent taper dessus mais quand ça va bien il faut aussi le souligner aussi. On reste convalescents, on est que 13ème.»

Source : Le Club – 28/10/2013



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