Bordeaux - Nice 116

Malgré son pénalty manqué dans les arrêts de jeu, Ludovic Obraniak reste satisfait de la qualification obtenue hier soir à Bollaert (2-3). Pour lui les Girondins, sans doute trop suffisants en début de rencontre, méritent néanmoins la victoire après avoir redressé la barre en seconde période et peuvent maintenant prétendre à la victoire finale. Avant cela il faudra éliminer Troyes, pour un match qui sera une fois de plus, à l’extérieur…

Voici un extrait de son interview accordée à Rmc Sport :

Ludovic, cette qualification pour les demi-finales de la Coupe de France a été acquise dans la douleur à Lens…

« Cela n’a pas été si compliqué que cela. On a eu une première période durant laquelle on s’est mis nous-mêmes en difficulté. En deuxième période, on a repris les choses en main et ça s’est plutôt bien passé. Ils n’ont quasiment pas eu une occasion. A part à la fin, où c’est plus ou moins moi qui les relance en ratant mon penalty et sur un ballon anodin où ils reviennent à 3-2. Autrement, en deuxième période, ils n’ont quasiment pas existé. Je crois que la logique a été respectée. »

A quoi est dû ce début de match difficile ?

« Peut-être un peu de suffisance. Pourtant, on s’était dit dès le début qu’il fallait faire un début de match assez tonitruant pour pouvoir justement mettre cette équipe, qui était assez jeune, en difficulté. C’est la Coupe de France. Ils mettent toute leur fougue et tout ce qu’ils ont d’entrée de jeu. Et cela s’est vu d’ailleurs, parce qu’en deuxième période, ils manquaient de gaz et de jus. Peut-être qu’on a été un petit peu suffisant aussi. On a perdu les duels. Quand tu perds les duels contre une équipe survoltée avec des joueurs de qualité qui vont vite devant, tu es forcément mis en difficulté. Après, on leur donne quasiment le but. Toutes les circonstances sont réunies pour que le début de match soit un piège. Et nous, avec l’expérience, on devrait savoir gérer ce genre de situation. Il faut croire qu’on a encore du travail à ce niveau-là. »

Êtes-vous satisfait du tirage au sort, avec un déplacement à Troyes en demi-finales (7 ou 8 mai) ?

« C’est abusé. Cela fait un an et demi qu’on n’a pas reçu une seule fois en Coupe de France. Il faudra aller chercher la qualification à Troyes et ce sera un match ô combien difficile, on le sait. C’est vrai qu’on aurait préféré recevoir. Je ne sais pas qui tire les boules… Mais on a la poisse à ce niveau-là. On va jouer notre va-tout sur ce match. C’est sûr que si cela avait été à domicile, cela aurait été un avantage psychologique pour nous. Mais sur une demi-finale, tout est possible. On joue aussi une grande partie de notre saison sur ce match parce qu’il y a l’opportunité de jouer une finale au Stade de France. Avec l’élimination du PSG en plus, cela entrouvre une fenêtre. On se projetait tous plus ou moins sur la finale. Maintenant, la victoire peut éventuellement être un objectif. Ce sera un beau match à jouer contre une équipe qui n’aura quasiment plus rien à perdre. Il faudra mériter le Stade de France. »

Pour lire l’intégralité de l’entretien dans lequel notre milieu de terrain polonais revient sur l’élimination à double tranchant du Paris SG et la polémique actuelle autour de l’AS Monaco c’est ici.

Nous sommes désormais à  90 minutes (ou 120) du Stade de France, le demi-finale sur la pelouse de Troyes est très clairement le match de notre saison ! Toujours menés et rarement brillants dans cette coupe de France, Bordeaux s’en est toujours sorti, et si c’était (enfin) notre année pour ramener en Gironde un trophée qui nous fuit depuis 1987 ?

Source : rmcsport.fr



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