Obraniak

Troisième partie de l’interview interactive avec Ludovic Obraniak sur le site officiel du club. Voici un nouvel extrait des réponses du milieu de terrain bordelais dans lequel il évoque notamment son avenir.

Comptes-tu quitter les Girondins de Bordeaux ?
Je ne compte pas quitter le club mais l’on n’est jamais sûr de rien dans ce métier. Surtout aujourd’hui, où beaucoup de joueurs craignent plus d’être mis à la porte que de changer de club. Nous sommes dans une conjoncture particulière. Tout le monde pensait que le marché des transferts allait exploser cette année avec les taux d’imposition, les clubs en difficulté, la taxe à 75% et les joueurs qui recherchent des championnats plus lucratifs. Finalement, il n’en fut rien. Certains clubs cherchent à se débarrasser des gros salaires, ce qui est légitime même si on peut aussi faire l’effort parfois. Mon avenir est incertain, comme 99% des joueurs de football professionnels. Chaque mercato redistribue les cartes, je suis parti de Lille au moment où je m’y attendais le moins. Mon contrat se termine en 2015, donc j’ai dans l’esprit de respecter mon contrat, le reste est une question d’opportunités pour le club et le joueur. A Bordeaux, j’ai tout ce qu’il me faut pour être bien. Le club m’a permis de me relancer après mon manque de temps de jeu à Lille et cela, je ne l’oublie pas.

Depuis ton arrivée, tu as fait beaucoup de bien à l’équipe par ta technique et ta vision du jeu mais d’où vient cette déprime chronique que l’on peut lire dans tes yeux depuis le début de la saison ?
Je suis pris en gros plan après un but à Saint-Etienne à la 93ème minute alors que nous avons fait un match lamentable. Rien n’a été bon dans ce match-là. Je ne peux pas avoir le sourire pour ce but à la 93ème. J’ai beaucoup de mal à cacher mes émotions. Quand cela ne va pas, cela se voit. Je ne peux pas sourire alors que nous sommes dans la zone de rouge et que nous venons de faire un non-match.
Je peux me satisfaire personnellement de marquer ce but mais cela passait vraiment au second plan. je ne comprends pourquoi cela a créé la polémique. Cela ne veut pas dire que je m’en fiche, au contraire, les gens auraient pu se dire « il est touché ». Si je n’en avais rien à faire, j’aurais eu un petit sourire en coin pour mon but perso. Je vis la situation aussi fort que les supporters ou les journalistes. Le foot c’est ma passion et mon métier. C’est difficile de garder le sourire tous les jours. Dans le contexte, je n’ai pas eu envie de m’extasier plus que cela. Je ne faisais pas la tête, c’était le regard dans le vide de quelqu’un déçu par la prestation collective et individuelle. J’étais un peu énervé. C’est ma personnalité, la prochaine fois je sourirai à pleines dents avec hypocrisie ! (rire)

Retrouvez l’intégralité de l’interview ICI.

Source : Girondins.com



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