Dans une interview accordée au quotidien L’Equipe, Marc Planus  évoque son attachement pour son club formateur les Girondins de Bordeaux, explique pourquoi il apprécie Francis Gillot, lance une nouvelle pique envers Jean Tigana et répond aux critiques de Christophe Dugarry.

Crédit photo : Presse Sports

A 30 ans, le défenseur central a vu passer plusieurs entraîneurs dans son club et malgré des résultats en dents de scie cette saison, il apprécie Francis Gillot :

«J’apprécie qu’il soit comme Laurent Blanc : ni dans l’euphorie, ni dans l’excès, explique Planus. Gueuler pour gueuler, cela ne fait peur à personne, dire « ce soir, il faut se mettre les tripes par terre », tout le monde peut le faire.»

Tout le contraire, selon lui, de son prédécesseur Jean Tigana, avec qui il a connu une saison difficile en 2010-2011, saison également gâchée par de nombreuses blessures. Et là encore, Planus livre sa version :

«Depuis la Coupe du monde (où il a fait partie du groupe, sans jouer), c’est compliqué. Pour moi, tout est parti de la gestion de notre retour par le staff (avec Diarra, Carrasso,Gourcuff). Dès le premier jour et le dialogue avec Jean Tigana, on s’est demandé si la plus grosse galère n’était pas celle qui nous attendait… Si on devait raconter la saison 2010-2011, l’image du club en prendrait un sacré coup.»

Il tient quand même à répondre à Christophe Dugarry, qui dans « Sud-Ouest » avait critiqué l’attitude de Planus, estimant qu’il avait toujours mal quelque part, au point de se demander si le défenseur était réellement motivé.

 « En dix ans de professionnalisme, j’ai appris à connaître le milieu du foot. Des gens ont parlé d’autre chose que du football alors que leurs compétences s’arrêtent là. Mais mon éducation et mon expérience m’ont donné du recul. Le seul truc qui m’a touché, vraiment, c’est de ne rien pouvoir rendre au président, au club, qui comptaient sur moi. J’ai un contrat à long terme avec Bordeaux je terminerai ici, normalement. Christophe Dugarry, j’ai joué avec lui. Dans ce qu’il a dit il y avait 80 % de vérité. Après, s’il avait fait médecine en cours du soir, on le saurait ! »

Désormais, Planus, qui dit vivre «une des meilleures périodes de sa carrière», compte tout donner pour son club de coeur.



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