Jaroslav PLASIL

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Paris SG-Bordeaux (3-0).

Le joueur AG du match :

Nicolas PALLOIS (6/10) : Bien sur, il y a ce penalty idiot, concédé pour un accrochage sur Lucas (48′), mais comment lui en vouloir ? A côté de cela, notre défenseur a une nouvelle fois été très solide. Sans réel vis-à-vis direct, il a colmaté les brèches d’une défense qui a souvent pris l’eau sur les côtés, aidant notamment un Poundjé à la rue à plusieurs reprises (9′ 73′). Notre numéro 5 a encore joué les pompiers de service pour venir sauver les siens et ce à de (trop) nombreuses reprises, avec l’autorité et l’assurance qu’on lui connait (15′ 40′ 43′ 68′). Offensivement, il loupe une belle opportunité en ne cadrant pas sa tête sur un service de Khazri (19′), mais notre homme du match ne peut pas tout faire.

L’équipe :

Cédric CARRASSO (5/10) : Trois buts pris, trois ballons détournés, voilà le bilan « équilibré » du match de Carrasso. Battu sur deux penaltys (45+3′ 50′), il peut avoir des regrets, lui le spécialiste de l’exercice, puisqu’il est tout proche de sortir le second de Lucas. Sur le dernier but de Lavezzi, il est surpris par le changement de trajectoire du ballon après la déviation involontaire de Poundjé (81′). Un match très frustrant donc pour notre gardien de but, qui a tout de même à son actif deux beaux arrêts devant Aurier (45+2′) et Matuidi (79′), après avoir été secondé par son poteau sur le coup franc de David Luiz (37′).

Julien FAUBERT (4/10) : Préféré à Mariano sur le couloir droit de la défense, Julien Faubert a passé son temps à défendre, il l’a tout d’abord bien fait, avec plusieurs interventions propres dans les premières minutes, avant de clairement subir les vagues parisiennes. Au final, sans avoir démérité, le Martiniquais a vécu une rencontre très délicate. Pas toujours aidé par ses coéquipiers, il fut souvent pris dans son dos par les montées de Matuidi. Le dernier but parisien vient également de son côté (81′).

Cédric YAMBÉRÉ (5/10) : Cette première titularisation n’était pas un cadeau pour le capitaine de la CFA ! Un baptême du feu au Parc, il y a plus simple pour se mettre en confiance. Pourtant le défenseur de 23 ans a réalisé une première période des plus correctes contrant plusieurs actions, dont une reprise d’un Verratti bien placé (23′). Malheureusement son match va basculer, à cause de ce même Italien, qu’il fauchera dans la surface à quelques secondes de la pause (45+2′). Un penalty incontestable qui marque le début de la fin pour nos Girondins. Par la suite, il s’est montré intéressant lors du deuxième acte, résistant tant bien que mal aux assauts parisiens. Il est toutefois un peu trop passif sur le but de Lavezzi (81′).

Maxime POUNDJÉ (1/10) : Impossible n’est pas Poundjé ! Catastrophique la semaine passée, il a réussi à faire pire aujourd’hui, chapeau ! On a l’impression de se répéter, mais après tout lui répète bien les mêmes prestations calamiteuses à chaque fois qu’il est sur le terrain. En tout cas, le voir « jouer » doit donner du courage à beaucoup de jeunes, on peut passer pro en étant aussi mauvais ! A 11 contre 11 Lucas s’est régalé face à notre « défenseur », le débordant dès qu’il en avait l’occasion (23′ 26′ 27′) pour créer le danger devant le but de Carrasso. Bon après le Brésilien n’a pas vraiment de mérite, il s’était échauffé en slalomant entre des plots, pour se mettre dans le ton de ce duel déséquilibré. Plus tranquille, une fois le PSG réduit à 10, il a trouvé le moyen de perdre plus de deux fois plus de ballons qu’il n’a gagné (14-6). Pour couronner sa prestation royale, il nous offre un hat trick du pauvre : feinte de corps avec oubli du ballon (73′), déviation (involontaire) du but de Lavezzi (81′) et centre dans les tribunes (82′).

André POKO  (non noté) : On ne l’attendait pas, on ne l’espérait pas titulaire, mais Willy Sagnol en a décidé autrement. Il a dû le regretter à la 37′, lorsque après un énième contrôle raté, le Gabonais a mis sa semelle sur la jambe de Verratti. M. Chapron n’a pas hésité et sorti le rouge à l’encontre de Poko, et il n’y a pas grand-chose à dire dessus. Cela a au moins eu le mérite d’arrêter le festival de nullité qu’il nous avait offert auparavant : pauvreté technique, choix débiles, habileté à rendre le ballon aux Parisiens (38% de passes réussies)… Bonne nouvelle : il sera suspendu pour le match de Coupe de la Ligue !

Jaroslav PLASIL (6/10) Le Tchèque a été l’un des seuls à faire son match sur la pelouse du Parc des Princes. Sans être étincelant, il est l’un des rares à avoir, par moments, surnagé dans cette équipe. Clairement inférieur aux milieux parisiens, il ne s’est jamais découragé et a livré une prestation tout à fait correcte. Défensivement il a beaucoup travaillé, pour venir gêner les Parisiens, réalisant notamment un retour salvateur en fin de match (85′). Avec 5 fautes subies, il a tenté de conserver le ballon et a été le chef d’orchestre des rares tentatives girondines, adressant une superbe frappe détournée par Sirigu (52′) et mettant Khazri en position idéale (80′).

Grégory SERTIC (4/10)Positionné (trop) bas sur le terrain, Grégory Sertic n’a clairement pas eu son influence habituelle sur le jeu girondin. Preuve en est, il n’a touché que 41 ballons, un chiffre très faible, même s’il n’a pas terminé la rencontre. Étouffé par le milieu parisien, notre capitaine n’a jamais su prendre les choses en main pour remettre Bordeaux dans le droit chemin. Si défensivement, il a essayé, sans succès, de contrecarrer les plans du PSG, il a été inexistant offensivement. Diego Contento (78′) a pris sa place pour les dernières minutes, en espérant qu’il puisse retrouver le couloir gauche dès que possible !

Diego ROLAN (3/10) : Après presque deux ans passé sous le maillot bordelais, à se déplacer aux quatre coins de la France, Diego Rolan n’a toujours pas trouvé la faille à l’extérieur. Dans le dur depuis plusieurs semaines, l’Uruguayen n’a pas su inverser la tendance ce soir. Trop brouillon, trop effacé, et surtout trop inefficace ! Son raté alors qu’il est à quelques mètres du but de Sirigu (30′) est clairement le tournant du match. En expédiant sa reprise dans les nuages, il nous a rappelé les trop nombreuses occasions qu’il gâchait lors de sa première année girondine. Il a eu l’occasion de se rattraper sur une sortie médiocre de Sirigu mais sa reprise, tête baissée, a été contrée par Thiago Silva. Défensivement il aurait pu coûter un penalty pour un contact avec Matuidi (5′) et perd le ballon qui amène le premier but (45+2′). Après cette nouvelle soirée sans, il a cédé sa place à Younès Kaabouni (56′). Entré alors que le match était déjà plié, notre numéro 15 n’a évidemment pas changé le cours des événements.

Thomas TOURÉ (3/10) : Sa titularisation surprise à la pointe de l’attaque girondine n’a pas été l’idée du siècle. Pris au milieu de la charnière centrale la plus chère du monde, notre néo-pro n’a pas existé dans cette rencontre. Il a souvent dézoné pour toucher quelques ballons, mais au final les chiffres sont terribles : 17 joués, 10 perdus, 0 gagné, et surtout aucun danger devant le but de Sirigu. Après avoir été moyen à Reims, Thomas Touré peine à confirmer son excellent match effectué face à Rennes… Emiliano Sala (56′) a remplacé le franco-ivoirien pour donner un peu de poids à l’attaque girondine. Malheureusement pour notre attaquant, il a n’a eu que très peu de munitions pour se mettre en valeur, même si sa reprise acrobatique (73′) aurait pu faire mouche.

Wahbi KHAZRI (4/10) : Remplaçant contre Caen, Wahbi Khazri retrouvait ce soir une place dans le 11 de départ, sur l’aile gauche de l’attaque girondine. Un peu plus en vue que ses coéquipiers offensifs, le Tunisien n’a pas non plus ébloui le Parc des Princes de son talent. A l’origine du rouge de Van Der Wiel (28′), il a également placé plusieurs coups de pieds arrêtés qui auraient pu mieux être concrétisés par ses partenaires (19′ 30′). Sur courant alternatif, il a tenté des choses, mais hormis un bon centre pour Sala (73′), il a souvent pêché dans l’avant-dernier ou le dernier geste, à l’image de sa frappe complètement ratée alors qu’il avait bien été lancé par Plasil (80′).

A l’époque, il faisait chaud, Bordeaux était le tube de l’été, insolents de réussite nous planions sur la Ligue 1… Que cela semble loin ! Bizarrement nous sommes plus proches de l’hiver dernier, quand nos Marine & Blanc n’arrivaient à rien et montraient un visage déconcertant. Aujourd’hui déconcertés, nous l’avons été dès les compositions d’équipe tombées. Alors faire un pari, tenter un coup au Parc, pourquoi pas, mais laisser sur le banc Mariano, Contento ou Diabaté en plus de tous les absents, était-elle la solution pour y arriver ? Sans doute pas, il y avait beaucoup mieux à faire aujourd’hui. Bordeaux a joué avec un novice derrière (Yambéré) qui a fait son match tant bien que mal, et avec plusieurs joueurs qui avaient été catastrophiques la semaine passée (Poko, Poundjé…) et qui l’ont été tout autant, voire plus aujourd’hui ! Que sauver d’un tel match ? Pas grand-chose, Pallois a encore été très solide, même s’il a craqué en concédant un penalty, Plasil a tenté de donner un peu de vie à une équipe amorphe, et après ? Des choses ont été mises au point après le nul face à Caen, et on devait retrouver une vraie équipe, le match est terminé depuis plusieurs heures et on l’attend toujours. La colère prédomine après une telle déconvenue, même sur la pelouse du Parc des Princes. Pour ne pas tomber dans une dépression, avec les jours qui raccourcissent, le froid qui s’installe et le podium qui s’envole, il faudra doublement réagir contre Toulouse, en se qualifiant au Stadium en Coupe de la Ligue (mardi soir) et en gagnant le Derby de la Garonne à domicile dimanche. Allez Bordeaux !

La rédaction AG



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