Ezequiel LAVEZZI / Tiago ILORI

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Paris SG-Bordeaux (2-1).

Le joueur AG du match :

Diego ROLAN (6/10)Petit événement ce soir pour lui, car après deux ans passés à Bordeaux, Diego Rolan a enfin inscrit un but hors du stade Chaban-Delmas ! Dès l’entame de la seconde période, il enroule parfaitement son pied gauche pour tromper Nicolas Douchez (46′). Sa fougue et ses dribbles lui ont permis de s’échapper plusieurs fois sur le côté droit de l’attaque. Il provoquera du danger également durant la période creuse des Girondins (7′, 24′). Bonne prestation à l’extérieur de l’Uruguayen, qui marque son deuxième but en deux matchs, et est élu joueur du match par la Rédaction.

L’équipe :

Cédric CARRASSO (5/10) : Il n’a pas pu faire grand chose sur le but de Cavani (14′), et a fait son possible pour retarder l’échéance sur le second but parisien (33′). Cédric Carrasso a tenu son rang ce soir, réalisant quelques arrêts notamment durant la première période (33′, 36′, 38′). Énervé quand il ne pouvait pas relancer rapidement le ballon, il a semblé être l’un des seuls venus à Paris pour écraser l’équipe bâtie par Laurent Blanc. 

Julien FAUBERT (4/10) : Assez offensif, plus que d’habitude, le Martiniquais n’a pourtant pas souvent été au bout des actions. En effet il n’a que très peu centré vers le but. Souvent préoccupé à appliquer ses passes et à combiner avec Plasil et Rolan, il a plutôt été intéressant par séquences, et est dans le coup sur le but de Rolan (46′). Défensivement, il est loin d’être irréprochable, le premier but parisien venant de son côté (14′). Remplacé par Mariano (73′) qui n’a pas eu le temps de se montrer.

Tiago ILORI (4/10) : Apathique sur le but d’Edinson Cavani où il laisse l’Uruguayen s’élancer et propulser le cuir dans la cage de Carrasso (14′), le joueur prêté par Liverpool a plutôt bien geré son sujet le reste du temps. Quelques grosses interventions sont à souligner (10′, 30′, 56′, 77′). Malheureusement, il a subi les assauts parisiens sur les deux buts. Globalement, sa prestation est d’assez bonne facture. Il sera averti en fin de match (82′).

Nicolas PALLOIS (5/10) : Très important à certains moments (12′, 55′, 56′, 63′), le roc bordelais a eu tendance a relancer, comme trop souvent ces temps ci, de manière suffisante, mais par chance, il a réussi à sauver les meubles (63′) juste après. Sa capacité à colmater les brèches impressionne toujours autant. Sur phase arrêtée, il a eu du mal à marquer Thiago Silva (13′). Une nouvelle fois, l’ex-niortais accroche la moyenne, même s’il semble s’essouffler.

Diego CONTENTO (3/10) : Le fantasque ex-joueur du Bayern nous a montré ce soir son mauvais visage. Défensivement à la rue, il a laissé des boulevards à Ezequiel Lavezzi (36′) qui s’en est frotté les mains. C’est lui qui perdra le ballon à 30 mètres de ses buts à la 33′, où Paris inscrira le but du break. Quand il est monté, il a servi, comme par exemple la 60′ où il a provoqué la faute et donné un coup-franc dangereux à son équipe, mais ça reste beaucoup trop juste pour un joueur venu d’un grand club.

Cédric YAMBÉRÉ (2/10) : Ce poste de milieu défensif (voire libéro) ne lui convient vraiment pas… Malgré de bonnes phases de conservation en tout début de match (5′), le néo-pro arrivé sur le tard a réalisé trois erreurs impardonnables ! Sa première passe dans le vide amènera le 1er but (14′), la seconde (29′) amènera une grosse action pour Paris. Et comme le dit le proverbe, jamais deux sans trois… Cinq minutes plus tard, il effectuera une grosse erreur dans son propre camp. Physique mais beaucoup trop faible à ce poste. Un peu mieux après la pause, il s’est contenté du minimum, mais le mal était déjà fait !

Grégory SERTIC (4/10) : Son excellent lancement pour Diego Rolan (50′) sera le seul coup d’éclat d’un match une nouvelle fois bien terne de notre capitaine du soir. Incapable de bien tirer les coup de pieds arrêtés, il n’a pas le rendement escompté. Loin de son meilleur niveau, Sertic semble céder cette saison sous une pression exacerbée qu’il se met tout seul. Même si sa qualité de passes s’est entrevu par moment, il a joué sur courant alternatif.

Jaroslav PLASIL (6/10) : Précis, comme à l’accoutumée. Voilà comment se résume le match de « Jaro ». Il sera le premier à frapper au but (34′) mais n’avait aucune chance de tromper Douchez vu comment la frappe était molle. Plasil est cette saison le liant entre la défense et les attaquants. Capable de calmer le jeu comme de trouver les ailiers pour lancer les offensives, sans lui la face de ce match aurait été encore plus calamiteux en première mi-temps.

Nicolas MAURICE-BELAY (5/10) : Le peu de place qu’il a eu ce soir pour s’exprimer lui aura suffi pour avoir la moyenne pour la rédaction. Son pouvoir d’accélération dans des petits espaces lui ont permis de se sortir quelques fois du mur Marquinios. Il lancera une belle action où il réalisera un rush de 30 mètres (50′). Le reste du temps, il a peiné à se montrer dangereux. Remplacé par le très jeune Kévin Soni (87′) en fin de match. Âgé de seulement 16 ans, Soni a eu une demi-occasion en fin de match (90’+1). C’est la belle histoire de la soirée.

Thomas TOURÉ (4/10) : Bien muselé par Silva et Camara, Thomas Touré n’a eu que très peu d’occasions de se mettre en avant. Il mettra en exergue sa qualité de frappe sur un coup-franc très bien tiré (25′) qui provoquera la panique dans la défense parisienne. Remplacé par Enzo CRIVELLI (5/10) dès le retour des vestiaires. Crivelli a apporté sa rage et son impact physique dans une équipe de Bordeaux endormie en première mi-temps. Il provoquera la réduction du score bordelaise (46′) et fera exclure Papuss Camara (66′ et 83′). Parfois trop rugueux, il peut utiliser son physique plus intelligemment. Son entrée est nettement plus encourageante que ses précédentes en championnat !

La saison des Girondins s’est-elle achevée au Parc des Princes ? Trop tôt pour le dire sans doute, mais cette nouvelle défaite dans cette période noire sonne sans doute le glas des ambitions européennes. Trop discrets, trop mous, trop faibles en première mi-temps, les Girondins se sont réveillés : trop tard ! Malgré le premier but de Rolan à l’extérieur, le PSG avait assuré l’essentiel, bien aidé par une défense bordelaise (Yambéré et Contento notamment) d’une grande faiblesse. Si la petite réaction d’orgueil est appréciable, les faits sont malgré tout terribles, avec une nouvelle défaite contre Paris. Pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être, les 3 points seront indispensables samedi à Bastia… Allez Bordeaux !

La rédaction AG