A bientôt 40 ans, Ulrich Ramé, qui était interrogé pour L’Equipe, ne pense pas encore à la retraite, mais à la montée en Ligue 1, même si la route est encore longue.

Crédit photo : L’Equipe

Ulrich Ramé, avec le recul, éprouvez-vous aujourd’hui des regrets d’avoir quitté la Ligue 1 l’été dernier pour la Ligue 2 ?
Non, aucun. Mon attrait principal était de pouvoir continuer à jouer avec un objectif concret, de l’adrénaline, de l’ambition et de la compétition. Si j’étais resté en Ligue 1, ça aurait été plutôt pour accompagner quelqu’un, être remplaçant et ailleurs qu’à Bordeaux. J’avais aussi quelques approches de l’étranger, mais rien de significatif.

Pas trop dur de retrouver ses marques ailleurs après avoir joué si longtemps dans le même club ?
Sincèrement non, parce que j’ai été très bien accueilli et bien intégré à la fois par les dirigeants, le staff technique, les joueurs et les supporters.

Pourquoi avoir choisi Sedan ?
Je savais que mon contrat ne serait pas reconduit aux Girondins. Cette décision de continuer à jouer, je l’avais prise. Il me restait à déterminer dans quel club, en fonction des différentes propositions reçues. Une fois les cartes en main, je me suis décidé pour Sedan car c’était l’opportunité de continuer ce qui avait bâti la saison dernière. C’est un club très bien structuré. Le gros point d’interrogation pour moi était juste de savoir si j’allais pouvoir apporter ma pierre à l’édifice et être encore le plus performant possible.

Alors, verdict ?
Ça va, on est dans les clous.

Physiquement, comment allez-vous ?
Ça va très bien ! (sourire) Hormis un petit souci en septembre-octobre (adducteurs), j’ai joué tous les matches. Forcément, on ne s’entraîne plus à 40 ans comme à 20 ou 25. C’est une gestion particulière vis-à-vis du groupe. Mais nous étions d’accord depuis le début avec les dirigeants. L’autre avantage de mon âge, c’est qu’on se connaît très bien et l’important finalement, c’est d’être prêt le jour J.

Quelle relation avez-vous avec vos coéquipiers ?
On s’entend super bien, il y a une bonne ambiance entre nous. J’ai un rôle de gardien de but à assumer avant tout. Mais ensuite, je dois apporter mon expérience et de la sérénité aussi dans certaines situations. Ça m’est également arrivé pendant un match et en dehors de l’ouvrir. J’ai le sentiment qu’on m’écoute.

Comment voyez-vous cette fin de saison ?
On a beaucoup trop parlé de la montée. On n’a pas notre destin en main, mais on peut espérer. Maintenant, il faut prendre les choses très humblement et vivre le présent sans trop se projeter. On verra dans la dernière ligne droite. La route est encore longue. En revanche, on n’a plus forcément droit à beaucoup de jokers.

Quant à la suite, avez-vous déjà une idée de votre avenir personnel ?
Oui, j’y ai déjà pensé… Sportivement, je suis toujours intéressé pour continuer.



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