Joie Cheick DIABATE

Retrouvez les notes de la rédaction d’ActuGirondins après le match Lens-Bordeaux (1-2).

Le joueur AG du match :

Wahbi KHAZRI (7/10) : On attend de lui qu’il soit décisif : que demander de plus ce soir ? Un but (24′) et une passe décisive (41′) pour l’international tunisien récompensé d’un match qu’il n’avait pas très bien commencé, mais qu’il a fait basculé. Pour dire vrai en début de rencontre, on pensait Khazri reparti pour une prestation médiocre, comme assez souvent à l’extérieur, avec un centre (2′), des frappes (4′ 20′) et un coup franc quelque peu gâchés. Son enroulé parfait sur le service de Touré a débloqué la partie (24′) et libéré notre meneur de jeu qui, un quart d’heure plus tard trouvera parfaitement Diabaté à la limite du hors-jeu (41′). Intéressant et en vue tout au long de la rencontre, malgré un déchet important (19 ballons perdus), l’ex-bastiais n’a jamais cessé de faire des appels et de trouver des solutions dans la défense lensoise. Un match plein pour l’homme du match selon la rédaction d’Actugirondins ! Abdou Traoré (85′) est venu le suppléer pour tenir le score.

L’équipe :

Cédric CARRASSO (6/10) : Douzième match consécutif avec au moins un but encaissé pour notre gardien ! Pourtant cette série « noire » aurait dû s’arrêter, mais M. Lesage en a décidé autrement en désignant le point de penalty pour une faute imaginaire de Planus (73′). Parti du bon côté, Carrasso est passé tout près de sortir le ballon. Rageant pour notre portier, qui avait jusque-là été parfait pour repousser les quelques occasions lensoises (13′ 23′ 31′). Serein et rassurant dans les airs, il aurait mérité son « clean sheet ».

Cédric YAMBÉRÉ (6/10) : Mine de rien, le capitaine habituel de la CFA est en train de faire son trou en équipe première, avec cette 4ème titularisation consécutive. Dans ce système à 3, il s’est régalé dans le domaine aérien notamment, récupérant pas moins de 27 ballons. Très présent dans les duels, il ne cesse de gagner en assurance et donne l’impression d’être là depuis bien longtemps. Toutefois, il a été plusieurs fois pris dans son dos ou contré par des adversaires, ce qui a amené le danger devant les buts de Carrasso (13′ 23′). Un peu trop viril par moments, il a concédé plusieurs coups francs dangereux, même si celui qui lui a valu un jaune n’existait pas (69′).

Marc PLANUS (6/10) : Le coup de cœur du match précédent a bien failli devenir le héros malheureux du match, lorsqu’il fût sanctionné d’un penalty pour une faute imaginaire (73′). Heureusement avant cette intervention pourtant parfaite, il avait réussi une prestation très intéressante. Très bon en couverture, il a plusieurs fois coupé les trajectoires des ballons joués dans le dos de ses partenaires (5′ 8′ 30′), réalisant des tacles glissés dont lui seul a le secret (30′ 81′). Bien aidé par Yambéré et Pallois pour contrer la vivacité de Chavarria, l’erreur d’arbitrage ne l’a pas sorti de son match et il a tenu bon jusqu’au bout, prouvant qu’il faudra bien compter sur lui cette saison.

Nicolas PALLOIS (7/10) : Revenu dans l’équipe après son match de suspension, Nicolas Pallois n’a pas semblé perturbé par sa « coupure » ! Il a été comme nous l’avions quitté avant Toulouse : solide et efficace. Comme toujours, le gaucher a aimanté le ballon, du pied comme de la tête, en récupérant 18, alors que le danger est plus souvent venu de l’autre côté. Rassurant pour ses partenaires et intraitable dans les duels, il sauve notamment un dernier ballon chaud, d’une tête salvatrice (90+3′). Est-il parfait ? N’allons pas jusque-là, il a notamment commis plusieurs erreurs de relance dans les premières minutes, qui auraient pu coûter cher.

Julien FAUBERT (5/10) : Préféré à Mariano sur le couloir de ce 3-5-2, Julien Faubert a livré un match courageux mais brouillon. Il n’a pas ménagé ses efforts durant 90 minutes, se battant sur chaque ballon et chaque duel, multipliant les allers-retours. Sa maladresse a pourtant encore une fois été trop visible ce soir, la plupart de ses tentatives offensives, excepté un centre pour Touré (64′) ont été avortées par un manque de précision. Défensivement (faute dangereuse 45′), comme offensivement (ballon poussé trop loin 49′), il s’est souvent mis en difficulté tout seul, perdant au final 26 ballons et ne réussissant que 63 % de ses passes : aucun Bordelais n’a fait pire.

Grégory SERTIC (6/10) : Face à son ancien club, notre capitaine a retrouvé des couleurs. Fautif et maladroit face à Toulouse, Grégory Sertic a retrouvé toute sa sérénité et son toucher de balle sur la pelouse du Stade de la Licorne. De retour au milieu du terrain, il a souvent éclairé et aéré le jeu, notamment par ses transversales souvent précises (27′). Aujourd’hui notre numéro 8 a été l’homme de l’avant-dernière passe décisive, en trouvant Touré (24′) puis Khazri (41′) au départ des deux buts. Il y est même allé de sa frappe, après une belle course, mais trop enlevée (70′). Un but qui aurait pu récompenser une belle prestation, quelque peu ternie par un trop grand déchet (20 ballons perdus).

Jaroslav PLASIL (5/10) : Homme du match dimanche dernier, Jaroslav Plasil a été beaucoup plus discret aujourd’hui. Même si son travail dans l’ombre a été précieux, notamment dans la récupération (15 ballons gagnés) le Tchèque a été un peu trop timide dans l’organisation du jeu. Il s’est contenté de faire son travail défensif, mais a manqué d’allant pour apporter le danger devant les buts nordistes. Peut-être un petit coup de mou physique pour notre trentenaire, qui n’était plus habitué à enchaîner autant les matchs. André Poko (76′), a pris sa place pour le dernier quart d’heure d’un match où il a eu du mal à exister.

Maxime POUNDJE (4/10) : Comme Faubert, on n’attendait pas Poundjé titulaire à Amiens, surtout après les bonnes prestations de Contento. Placé plus haut sur le terrain dans le nouveau système (3-5-2), notre latéral gauche a été un ton au-dessus de ses derniers matchs, mais cela reste malgré tout encore trop juste. Défensivement il a plusieurs fois eu du mal à se situer, notamment en première mi-temps, se trouant sur l’occasion de Baal (31′). Plus tranquille après le repos, les attaques lensoises passant souvent à droite, ce qui explique en partie son faible nombre de ballons gagnés pour un joueur défensif (9). Offensivement à part un bon débordement pour Diabaté (30′), il a confirmé sa faculté à foncer tête baissée (23′) ou à distiller des centres au troisième poteau (35′ 39′) et surtout il rate la balle de 0-3 en croisant trop son tir alors qu’il était idéalement placé (57′).

Thomas TOURÉ (7/10) : Contre Toulouse, il nous avait à la fois épaté et énervé en ayant tendance à trop garder le ballon. Ce soir, il a simplifié son jeu et ça c’est beaucoup mieux ! A l’image de ses partenaires offensifs il a été remarquable dans sa débauche d’énergie, bougeant sur tout le front de l’attaque. Sa prise de balle et son service (bien que touché) pour le but de Khazri est une merveille du genre (24′). Techniquement irréprochable, il aurait pu de nouveau être décisif avec un amour de ballon pour Diabaté (51′), ou sur une tête non cadrée (64′). Juste dans ses transmissions (91 % de passes réussies), il prouve qu’en jouant simple, il a toutes les qualités requises pour s’imposer durablement à Bordeaux. Averti pour une simulation grossière (50′) il cédera sa place à Diego Rolan (82′), qui n’a pas eu le temps de se mettre en évidence, contrairement à dimanche dernier.

Cheick DIABATE (7/10) : De Cheick Diabaté on retiendra deux gestes en priorité : son dribble tout en maitrise pour éliminer Belon sur le 0-2 (42′) et sa course pour venir enlacer Willy Sagnol dans la foulée. Sur ce but et sur l’ensemble du match, notre Malien aura été très, très précieux, une fois de plus. Pourtant cela n’avait pas excellemment bien commencé avec pour seule tentative dans la première demi-heure une volée expédiée quelque part entre Amiens et Lens (6′). Ce n’était évidemment qu’un échauffement pour le grand Cheick, dont la combativité, le jeu dos au but et le sens du sacrifice sont des atouts inestimables dans un match comme celui-ci. Avec une tête non cadrée (37′), un tir détourné (51′) et un autre hors cadre (81′), il aura tenté 5 fois sa chance, une belle performance quand on sait toute l’énergie laissée à défendre.

On l’attendait, on l’a cette victoire qui fait du bien, tant sur le plan sportif que sur le plan humain ! Après cette semaine anormalement agitée, les joueurs et notre entraineur ont montré qu’ils avançaient dans la même direction et qu’il en faudrait plus pour stopper le bon début de saison girondin. Willy Sagnol, pas épargné ses derniers temps, avait de nouveau décidé de surprendre avec une composition sans ses latéraux titulaires. Aujourd’hui c’est toute l’équipe qui mérite cette victoire plus que logique (1-2). Emmené par un trio offensif des plus remuants (Khazri, Touré et Diabaté), Bordeaux a pris le dessus sur une formation lensoise courageuse mais limitée. Si M. Lesage a relancé le match en sifflant un penalty que lui seul a vu, les Marine & Blanc ont bien tenu derrière, grâce notamment à une défense solide, à l’image de Nicolas Pallois. Ce deuxième succès consécutif en L1 nous place virtuellement sur le podium (voir ici), de quoi passer un bon dimanche, et une bonne trêve. Prochain rendez-vous le dimanche 23 Novembre à 21h, avec un autre déplacement, sans doute plus délicat, puisqu’il faudra aller au Vélodrome. Allez Bordeaux !

La rédaction AG