Interrogé pour l’hebdomadaire Sud-Ouest Dimanche, le jeune attaquant des Girondins de Bordeaux : Diego Rolan (20 ans) s’est expliqué sur ses premiers mois en Gironde et sur le fait qu’il n’ait toujours pas inscrit son premier but sous le maillot au scapulaire. En effet, après une adaptation difficile dans un nouvel environnement, qui aura eu une incidence sur ses performances, tant sur le plan physique que mental, le jeune attaquant uruguayen se sent dorénavant « mieux » et est vraiment décidé à ouvrir son compteur avec les Marine & Blanc. Cette transition entre le club « familial » dans lequel il a toujours évolué (le Defensor Sporting Club) et un club européen de haut niveau n’a pas été des plus évidente, mais maintenant soutenu par sa famille, qui est venu s’installer à ses côtés à Bordeaux, le n°9 bordelais semble enfin commencer à s’épanouir complètement dans son « nouveau » club. Son apprentissage du français aux côtés des autres sud-américains de l’équipe va sûrement l’aider à se sentir de mieux en mieux dans cet effectif. L’idée d’être appelé avec l’équipe nationale d’Uruguay commence même à germer dans sa tête, signe d’un tout nouvel état d’esprit.

Voici un extrait des déclarations de Diego Rolan :

Comment vivez-vous le fait de ne pas avoir encore marqué le moindre but en 13 matches à Bordeaux ?

« Mal, parce que je suis un attaquant. Pendant longtemps, je n’étais pas bien. Je reconnais que j’ai eu des difficultés à m’adapter. Mais aujourd’hui, je me sens mieux et je suis sûr que ça va venir. En tout cas, je travaille pour ça. Les deux derniers matches se sont bien passés et, mentalement, c’est important. »

Vous parlez de « difficultés d’adaptation ». Qu’est-ce qui a été le plus dur ?

« D’abord, le pays est très différent du mien, avec une autre langue. Ensuite, la compétition est plus dure que celle où j’évoluais avant : en Ligue 1, il y a beaucoup plus de pression. Enfin, quand je suis arrivé à Bordeaux, je suis resté seul pendant quatre mois, et cela a retardé mon adaptation. Aujourd’hui, ma famille est avec moi et je me sens bien mieux. Je vis avec mes parents dans un appartement du centre-ville de Bordeaux, comme à Carrasco, en Uruguay. »

Quitter votre club de toujours, le Defensor, a-t-il été douloureux ?

« C’est vrai que, depuis tout petit, j’étais au Defensor. C’est le club que j’aime, celui où j’ai tout appris. Partir a été difficile. Mais j’avais envie de vivre une autre expérience et c’est ce que je fais ici. À Bordeaux, j’ai déjà appris beaucoup de choses nouvelles, en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme. Quand je suis arrivé, j’étais un peu plus gamin. »

Comment avez-vous vécu votre blessure à la cheville ?

« Je me suis blessé, je suis revenu, et puis je me suis blessé de nouveau. Cela a aussi compliqué mon adaptation. Mentalement, j’en ai souffert. Aujourd’hui, je n’ai plus mal et j’espère que ça n’arrivera plus. J’ai du matériel chez moi, je dois faire des exercices tous les jours, notamment faire travailler la cheville avec un élastique. Je m’étais déjà blessé une fois à cette cheville, à 19 ans. »

Y a-t-il eu un moment où, seul et blessé, vous avez regretté d’être venu à Bordeaux ?

« Je n’ai jamais pensé que c’était une erreur, parce que venir ici, c’est ce que j’ai voulu. Mais… (il réfléchit) Il y a des moments où je me sentais mal, et beaucoup de choses me sont passées par la tête. Je n’ai jamais eu envie de rentrer en Uruguay, parce que j’avais conscience d’être dans un très bon club où il y a tout ce que je pouvais espérer. Mais ça a été dur, quand j’étais seul dans mon appartement, loin des miens, à jouer à la Playstation. »

Lors des deux derniers matches des Girondins, vous avez évolué à l’aile et donné trois passes décisives. Votre rôle sur le terrain est-il appelé à changer ?

« Ce n’est pas moi qui décide de cela, c’est l’entraîneur. En Uruguay, j’ai déjà eu l’occasion de jouer à droite, donc ça ne me pose aucun problème. Je m’y sens bien. C’est une option qui peut être très intéressante. Quant aux passes décisives, c’est un réel plaisir, mais pour un attaquant comme moi, cela n’a pas la même saveur qu’un but. »

Avez-vous l’espoir d’être appelé bientôt en équipe d’Uruguay ?

« Oui, parce que le sélectionneur fait monter en équipe première beaucoup de joueurs de l’équipe de moins de 20 ans (dont il fait partie et qui est vice-championne du monde, NDLR). Il n’a rien promis, mais puisqu’il a déjà pris plusieurs de mes coéquipiers, cela signifie qu’il peut appeler n’importe lequel d’entre nous. »

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SourceSudouest.fr



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