Willy SAGNOL

Un peu plus d’an un après ses grands débuts d’entraineur, Willy Sagnol, interrogé par France Football, revient sur sa première année à la tête des Girondins, et sur son évolution. Confronté aux réalités économique du club, il doit s’accommoder de la situation en ayant un seul objectif : tirer le maximum de son effectif. Conscient de ne plus pouvoir jouer les premières places, il se bat pour faire progresser ses joueurs, souvent très (trop?) jeunes. Peu aider par la frilosité des dirigeants durant le mercato, Sagnol doit s’en remettre au centre de formation, nouvel axe de la politique des Girondins. Une chose est sûre, l’entraineur Bordelais continuera à se battre pour permettre à Bordeaux de jouer la coupe d’Europe, et ça il l’a déjà réussi.

Extraits :

« La nouvelle politique du club, qui veut s’appuyer sur son centre de formation. C’est un projet excitant, très intéressant, mais ce n’est pas une politique qui se décrète du jour au lendemain. (…) On est en manque de maturité. La maturité ne vous fait pas toujours gagner les matchs, mais permet de traverser les périodes difficiles avec le moins de casse possible. (…) La balance entre les arrivées et les départs penche beaucoup du second côté. Mais il a fallu dégraisser la masse salariale des années 2009/2010. Le club en a payé le prix fort. Quelque part, je pense aussi continuer à le payer. (…) Je suis face à des décisions d’actionnaires et de dirigeants. Quand on n’est pas décisionnaire, on subit toujours. Mais on subit aussi les bonnes choses, les belles surprises. Sur le fond, ça ne change pas mon travail. Il se résume à tirer 100% de l’effectif mis à ma disposition. (…) Même un peu mieux (ndlr sur la 6ème place) puisqu’on avait le septième budget du Championnat, ce qui est encore le cas cette saison. Aujourd’hui, quand on regarde les budgets, on est plus proches de clubs comme Montpellier ou Rennes, que de Lille ou Saint-Étienne. Et je ne parle même pas de Marseille, qui a plus du double du nôtre. Pour l’OL et Monaco, c’est même le triple de celui de Bordeaux (55M€). (…) Mais ce club fait partie du patrimoine national, du top 5 des grands clubs français depuis trente ans. Je suis venu pour ce pedigree. C’était une chance extraordinaire pour une première expérience. Un an plus tard, je découvre encore. »



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