Jean Louis TRIAUD

Après avoir évoqué le mercato bordelais (Voir ICI), le président des Girondins de Bordeaux : Jean-Louis Triaud, est revenu, dans Larqué Foot sur RMC, sur la première partie de saison, mais également sur les objectifs de la deuxième partie à venir. Le dirigent du club au scapulaire est revenu sur les mots qu’a eu son entraîneur : Willy Sagnol après la lourde défaite face à l’Olympique Lyonnais, mais aussi sur le mois de décembre assez délicat des Marine & Blanc. Il a ensuite évoqué la moitié de saison à venir, en insistant sur ce qu’il attend de son équipe. Voici les déclarations du président bordelais :

Après la gifle contre Lyon, on se souvient des mots de Sagnol qui n’a pas été tendre avec ses joueurs, évoquant le manque de rigueur, les soucis dans la vie privée des joueurs, comment analysez-vous cela ? : «Je crois que vous allez vite dans vos analyses. Les soucis dans la vie privée, je ne crois pas que ce soit le terme approprié. Je crois que tous les entraîneurs parlent d’un entraînement « visible » et d’un entraînement « invisible ». Je pense que c’est plutôt de l’entraînement « invisible » dont parlait Willy Sagnol. Je crois que l’erreur que peut commettre un professionnel ou un sportif de haut niveau c’est de penser qu’il n’est professionnel que quand il exerce son métier, c’est à dire, à travers un entraînement et un match officiel. Mais au quotidien, un sportif de haut niveau doit avoir une vie réglée, saine, équilibrée. Ca veut dire simplement qu’il ne peut pas vivre comme monsieur tout le monde. Il doit avoir une vie extrêmement minutieuse et calculée, et parfois je pense que ça échappe à certains joueurs de football, à Bordeaux ou ailleurs. Je crois qu’ils ont tort de penser qu’à un moment ou à un autre ils peuvent se comporter comme tout à chacun.»

Concernant la match face à l’OL : «Alors le 5-0 contre Lyon, à la limite, il n’y a tellement pas eu de match que c’est moins difficile à avaler qu’un match que l’on aurait disputé équilibré et que l’on aurait perdu 1-0 à la dernière minute. Là, au moins, il n’y a pas eu de suspense. La pilule a été difficile à avaler, mais moins difficile que le match de l’année dernière où on menait jusqu’à la 91ème et où on prend deux buts à la 92ème et à la 94ème. Là, vraiment, il n’y avait pas photo entre les deux équipes ce soir là. Le bienfait d’une gifle c’est que ça entraîne une réaction et je l’attends sur la deuxième partie de la saison.»

Revenant sur la première partie de saison : «La première partie de saison a été satisfaisante, jusqu’au mois de décembre où on a un peu lâché pied. C’est surtout cela qui a contrarié Willy et les dirigeants du club. Et c’est peut-être là que les joueurs, dans leur quotidien, sans faire d’excès, ont eu tort de vivre comme monsieur tout le monde et ne sont pas restés assez concentrés sur la compétition.»

Il y a eu des petites tensions, les nerfs étaient-ils à vif en ce mois de décembre ? : «Non, ce qu’on a vu sur le banc, vous faites référence à une altercation entre deux joueurs, ça peut arriver partout, dans tous les clubs. Ca n’a pas eu de conséquence, ni de suite. A ce jour c’est oublié et ça ne concernait que deux garçons.»

Est-ce qu’on peut nourrir des ambitions européennes avec l’entrée dans le nouveau stade ? : «Je l’ai déjà dit, c’est vrai que Marseille produit un jeu assez séduisant, a les résultats. Paris restera toujours au-dessus du lot. Lyon, ça joue bien, mais après, je ne me sens pas avec une équipe en infériorité par rapport aux candidats pour les places qui viennent immédiatement après. On peut espérer et je crois qu’on a les armes pour bien finir cette saison. Ce que j’attends des joueurs c’est qu’ils soient constants tout au long d’un match. C’est vrai que contre Lyon, on a pris une raclée, mais les 20 premières minutes c’était alléchant, il y a eu autant d’occasions pour les lyonnais que pour nous. On a tenu pendant 20-25 minutes, mais moi ce que j’attends c’est que l’équipe soit constante de la première minute au coup de sifflet final. C’est le travail à accomplir pour les matchs à venir.»

Peut-être une petite déception de voir que seulement 4000-5000 places ont été vendues pour le derby de dimanche ? : «Le match n’est pas encore joué, donc d’ici dimanche, j’espère qu’il y aura davantage de spectateurs qui se décideront. Il faut dire aussi que 14h15, ce n’est pas un horaire qui mobilise beaucoup les gens, mais j’espère qu’il y aura une réaction. Quand on parle de nos vœux, moi j’aimerais aussi que l’on élargisse un peu. On dirait que les joueurs d’un club jouent pour nous, pour les dirigeants ou pour leur public, mais j’espère aussi qu’ils jouent un peu pour eux aussi, qu’ils ont l’envie de gagner, qu’ils ont de la fierté, de l’amour propre et qu’ils font ce métier pour réussir. Donc j’attends aussi de la part de ce groupe et je sais qu’il peut en donner, des garanties. J’attends de les voir se comporter avec ambition, prise de risque, ce qui a fait un peu notre réussite pendant quelques matchs et pendant la première partie de cette demi-saison.»

Retranscription réalisée par ActuGirondins



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