Paul BERNARDONI

Olympique Lyonnais 3 – 0 FC Girondins de Bordeaux (24e journée de Ligue 1)

Les joueurs alignés : Bernardoni – Debuchy (Touré 80e), Guilbert, Yambéré, Contento – Chantôme, Vada (Arambarri 66e) , Plasil (Crivelli 67e) – Ounas, Diabaté, Rolan.

Buts : Lacazette (41e, 87e), Kalulu (93e)

Avertissements pour Bordeaux : Vada (7e), Chantôme (24e), Rolan et Crivelli (75e)

Affluence : 30143 spectateurs.

Bon, les gars, maintenant que le mercato est terminé lâchez-vous, gagnez à Lyon et vous ne serez plus qu’à un point du podium. Un point, rien quoi, peanut, que dalle. En allant s’imposer chez les Gones, Bordeaux pouvait faire un nouveau bond vers l’avant et se prendre à rêver d’une fin de saison relativement haletante. Retrouver, au moins, durablement, les places d’honneur de cette Ligue 1. Les moyens d’y croire sont nombreux, aujourd’hui, à 19h. Après le match de ce soir, ils y sont moins même s’il ne faut pas s’emballer dans la névrose. Défaite 3-0 au Parc Olympique Lyonnais.

Ne pas s’emballer parce que ce score lourd n’a rien de logique. La première mi-temps a été, certes, à sens unique au niveau de la domination territoriale mais Bordeaux n’a jamais semblé si loin du compte que ça. Pour preuve, les quelques contres joués ont été tranchants. Rolan se jouant facilement de Yanga M’Biwa ou Morel. Si Lyon n’a pas eu d’occasions claires de buts dans l’entame de match, c’est grâce au placement parfait de Guilbert ou à la solidité du couple de latéraux Contento-Debuchy. Sauf que les salves offensives blanches sont arrivées régulièrement. La raison ? Bordeaux a été bouffé, il n’y a pas d’autres mots, dans la bataille du milieu. Vada, Chantôme et Plasil, si rayonnants contre Rennes il y a trois jours, n’ont pas vu le jour ce soir, si on peut dire. Mais à leur décharge, les cartons assignés à Chantôme et Vada, injustes et précoces (7e et 24e), n’ont pas aidé dans l’agressivité qu’ils ont pu mettre dans les duels… De son côté, Lyon a comme toujours depuis la prise de fonction de Bruno Génésio, c’est à dire qu’ils ont acculé la moitié de terrain adverse, proposant de la variété dans les attaques (centres, attaques au centre), tout cela mené par un Lacazette en forme.

Les Girondins ont, après une entame compliquée, eu une période plus faste. Après une action collective rondement menée, Diego Rolan a eu un angle de tir qu’il a exploité (30e). Mais son coup de canon a eu la puissance nécessaire, pas la direction. Bel effort, mais sur Anthony Lopes. Dix minutes, de la trentième à la quarantième, avant le coup derrière la tête. Une perte de balle bête de Diabaté, récupération haute de Tolisso. Ce dernier lance parfaitement Lacazette qui ne rate pas l’occasion de fusiller un Bernardoni pas assez prompt. Sur l’action, notons Yambéré qui fait une défense de basketteur en accompagnant son adversaire. A la pause, Lyon est devant et même si Bordeaux a sorti la tête de l’eau un temps, la domination territoriale de l’OL justifie son avantage à la marque.

A la lecture de ce match, deux choses ressortent pour Lyon. Que les joueurs ont pris conscience qu’ils doivent absolument s’imposer ce soir, mais aussi qu’ils sont encore très friables quand une équipe s’approche de ses cages. Le dernier rempart local du soir a été déterminant dans le maintien du score. Deux fois sur Rolan (30e, 73e), Anthony Lopes a pu faire admirer sa détente verticale. Rageant pour les Girondins, surtout qu’ils n’ont pas eu beaucoup de réussite au tir. Seulement quatre tentatives cadrées sur douze tentatives, soit un tir sur trois. C’est mieux que Lyon (5 sur 17) mais la réussite a fui l’équipe en forme pour être salvatrice sur l’autre. Trois buts sur cinq tirs cadrés, pas mal pour une équipe en panne depuis quelques temps. Peut-être trop préoccupés à bien défendre, les latéraux n’ont rien apporté offensivement. Debuchy et Contento, bons en défense, n’ont pratiquement jamais centré. Ce qui a pourtant été la force de Bordeaux contre Rennes (trois buts venus par un débordement sur le côté, dont deux centres). Il faut pourtant savoir appuyer sur ses forces pour gagner des matchs.

Bref, les Girondins ont allumé un feu de paille avec ce succès éclatant contre Rennes. Vantant le goal-average enfin positif dimanche, Willy Sagnol doit déjà regretter de ne pas avoir demandé de jouer plus vers l’avant pour contrer efficacement. Résultat, Bordeaux retrouve la deuxième partie de tableau qui paraîssait si loin il n’y a pas si longtemps. Signe que même si on ne perd pas pendant deux mois en championnat, surtout en Ligue 1, les démons reviennent vite. (classement ICI). Espérons que cette déconvenue (sur le plan du score) soit une piqûre de rappel pour les joueurs et le staff, pour que tout le monde se remette dans le bon chemin et que l’on accueille nos amis stéphanois dimanche pour les battre.

Allez Bordeaux !



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