FC Girondins de Bordeaux 1 – 1 Toulouse FC (6ème journée de Ligue 1)

20650 spectateurs

Les joueurs alignés pour Bordeaux : Carrasso – Gajic (Jussiê 71′), Pablo, Yambéré, Pallois, Contento (Maurice-Belay 39′) – Chantôme, Poko, Khazri – Rolan, Kiese Thelin (Crivelli 59′).

Avertissements pour Bordeaux : Pallois (18′) et Poko (56′)

Buteur(s) : Regattin (23′) / Crivelli (89′)

Après deux rencontres de gala face au PSG puis Liverpool jeudi dernier en Europa League, les bordelais ont retrouvé le chemin de la Ligue 1, toujours à domicile, afin d’affronter le Toulouse FC, moins bien classé que les Girondins. Il fallait gagner, non seulement pour retrouver la première partie de tableau, mais aussi pour se redonner confiance dans un championnat où Bordeaux n’a gagné qu’un seul de ces cinq premiers matchs.

Malheureusement, les deux équipes se sont neutralisées. En première mi-temps, les premières occasions ont été ‘) bordelaises, quand Rolan (7′) voyait sa frappe détournée et que Pablo (8′), sur le corner suivant, battait Goicoechea à la détente mais sa tentative ne faisait pas mouche. Toulouse a mis du temps avant de répliquer, seul Braithwaite (19’) inquiétait Carrasso. Sur son premier temps fort, le «téfécé» a ouvert le score. Yambéré (très mal placé) ratait Somalià qui servait Adrien Regattin, qui perça dans la défense, avant d’enrouler un superbe ballon dans le petit filet droit de Carrasso, resté stoïque (23′). A 0-1, ça allait être compliqué pour des bordelais qui pressaient haut mais qui baffouaient leur football. Toulouse avait eu le bonheur de marquer en premier, mais le malheur de voir deux joueurs (Kana-Biyik dès la 3′, Somalià à la 24′) blessés, devoir quitter la pelouse du Nouveau Stade. A la suite de l’ouverture du score, Bordeaux a tenté, par l’intermédiaire de Poko (27′, 51′), Pablo (8′, 58′) ou Kiese Thelin (28′, 38′). Le suédois, en mal de confiance, n’a pas eu la promptitude nécessaire pour marquer. Sifflé (on se demande encore pourquoi) par certains supporters, il faut voir en lui, au-delà de ses carences dans la surface, son excellent jeu en remise qui a permis aux bordelais de se créer des situations. La maladie de la blessure a été contagieuse, en effet Contento a dû céder sa place (encore une fois). Maurice-Belay l’a remplacé. A la pause, beaucoup de frustration, après deux matchs de haute volée contre deux adversaires prestigieux. Aujourd’hui, Bordeaux semblait un peu à côté de ses pompes. Le pressing haut était encore présent, sauf qu’aujourd’hui nous avions l’impression que les locaux allaient vers les joueurs sans l’envie de venir leur prendre le ballon. Comme s’ils courraient pour faire acte de présence sur le pressing. Diego Rolan lui, a eu l’occasion d’ouvrir son compteur but cette saison (53′, 65′) mais quand son pied gauche ne lui a pas joué des tours, c’est le poteau (65′) du gardien Uruguayen Goicoechea qui faisait la différence. L’ancien gardien de l’AS Roma a d’ailleurs réalisé un gros match, notamment dans les airs, où il a rassuré (ou dégouté dans notre cas) sur des centres bordelais. Entre temps, Oscar Trejo a pris un rouge direct (78′) pour un presque attentat sur la jambe de Clément Chantôme. Exclusion méritée pour un geste dangereux. L’homme providentiel de ce début de saison côté Girondins, Enzo Crivelli, a une nouvelle fois donné raison à ceux qui disent qu’il est en progrès. Rentré à l’heure de jeu, il a délivré tout un peuple en inscrivant un but de la poitrine (il n’a pas réussi à toucher la balle avec le pied) en toute fin de partie (89′). Bordeaux est revenu dans le match sur le plan du score grâce à Crivelli, mais surtout grâce à Dieu. Et oui, Dieu. Le notre. Cédric Carrasso. Impérial et pourtant souvent sollicité (52′, 63′, 86′), il a eu un impact prépondérant sur ce match nul.

Du coup, Bordeaux reste dans une position inconfortable au classement, avec seulement 7 points en 6 journées. Prendre les trois points aujourd’hui aurait validé une très belle semaine au goût européen, seulement, Toulouse est venu avec ses ambitions aussi. Il faudra gagner absolument sur la prochaine journée, afin de se donner un peu d’air et voir les places qui ressemblent plus au club.

Allez Bordeaux !