FC Girondins de Bordeaux 3-0 Paris Saint Germain (25ème journée de Ligue 1)

La feuille de match

Bordeaux : Carrasso – Gajic, Jovanovic, Pallois, Sabaly – Toulalan, Plasil (c.) (Vada 66e), Sankharé – Ménez (Kamano 57e), Rolan, Malcom (Laborde 77e)

Paris-SG : Trapp – Meunier, Marquinhos, Kimpembe, Kurzawa – Motta (c.), Verratti (Nkunku 59e), Rabiot – di Maria (Draxler 62e), Lucas, Cavani (Ben Arfa 71e)

Buts : Cavani (6e, 47e), di Maria (30e)

Avertissements bordelais : aucun.

Affluence : 37 823 spectateurs

Le résumé

Seize. C’est le nombre de jours passés depuis le dernier affrontement entre les Girondins de Bordeaux et le Paris Saint-Germain. Et ce, également au Matmut Atlantique. Le 24 Janvier, donc, c’est sur le score de 4 buts à 1 que le PSG s’est imposé. Validant son billet pour la finale de la Coupe de la Ligue. Seize jours plus tard, un nouveau match. Les cartes sont redistribuées, et Paris a encore tout raflé.

Une entame difficile

C’est un peu le problème latent à Bordeaux. Depuis quelques semaines, voire mois maintenant, les Girondins entament mal leurs parties, et les contre-exemples de Caen restent des épiphénomènes. Edinson Cavani a fait perpétuer la mauvaise tendance en inscrivant son 24e but cette saison, en championnat. Sur un dégagement dans l’axe de Jovanovic, qui contrait une transversale de Marquinhos, l’avant-centre Uruguayen a repris le cuir sans contrôle. Une belle volée, laissant Carrasso impuissant (0-1, 6e).

Cueilli à froid, Bordeaux n’a pas vraiment réagi par la suite. D’un point de vue global, les locaux ont tenu à presser haut, faisant monter leurs blocs. Ne pas laisser Paris respirer, tel était la consigne de Gourvennec. Le problème est que placer un bloc haut, pourquoi pas, c’est ambitieux. Mais de voir que Paris s’est promené dans la relance, de voir de trop rares prises à deux côté bordelais, explique l’incapacité des Girondins à se créer de vraies situations. Seul Sankharé, très présent offensivement, s’est procuré une occasion sur une tête plongée (19e), après un bon centre de Gajic.

Qui dit bloc haut, dit exposition totale en contre. Après une passe trop molle et une non-réaction (!!?) de Toulalan, Paris a récupéré le ballon et s’est projeté en nombre. Un cinq contre trois s’est dessiné et au jeu de la petite passe parfaite, les visiteurs ont parié sur le bon cheval en usant des services de Verratti. Le milieu de poche italien a délivré un amour de ballon en profondeur pour di Maria, seul, qui a ajusté Carrasso d’un lob malicieux. (0-2, 30e).

Match terminé à la 30e

0-2, donc, mais quelques satisfactions. Par exemple, Gajic et Sabaly ont relativement bien tenu sur les ailes, puisqu’il a fallu attendre la 43e minute pour voir un centre, celui de Kurzawa. À la pause, Paris a donc fait le break. Sérieux, appliqué et surtout réaliste. Bordeaux, lui, est rempli de bonnes volontés mais manque cruellement de tranchant, de mordant.

Au retour des vestiaires, encore une fois, les Girondins ont été pris à froid. Encore une fois, Cavani nous crucifie. Fou de rage, Gourvennec l’a été. Tout comme nous. Sur un long ballon de di Maria, Pallois est à 5 mètres du buteur parisien (?), le laissant armer et frapper en toute décontraction. Et laisser frapper Cavani dans la surface, c’est comme lui offrir un pénalty. Résultat, 3 zer, France-Brésil, appelez ça comme vous voulez, mais ça fait 0-3 pour Paris (47e).

Anesthésiés, pris par l’enjeu, les Girondins n’ont pas réussi à se sublimer. La belle entrée en jeu de Kamano n’a pas permis de voir les locaux réduire la marque. Malgré une certaine inefficacité offensivement, Kévin Trapp a tout de même battu son record d’arrêts dans un match cette saison (5). Comme quoi, pour taper sur Bordeaux, ce n’est peut-être pas le meilleur match.

Une infirmerie qui va se remplir…

Bordeaux a plus frappé au but (9) que Paris (7) mais n’a pas su faire l’exploit. Au rayon des mauvaises nouvelles, notons les blessures de Ménez et Malcom. Tous deux sortis en cours de partie, les deux joueurs grimaçaient sacrément. Le français est visiblement blessé au niveau de l’adducteur. Le brésilien, lui, au niveau de l’arrière de la cuisse.

Coup d’arrêt, donc, pour les Girondins qui après trois victoires sur leurs quatre derniers matchs de L1, se voient freinés par d’impitoyables parisiens. Toujours septièmes mais avec un match en plus (voir ICI), ils ne bougeront pas, car Rennes (8e) pointe à quatre points derrière.

Allez Bordeaux !