Malcom

FC Girondins de Bordeaux 3-2 AS Saint-Etienne (1ère journée de Ligue 1)

La feuille de match

Bordeaux : Prior – Sabaly, Guilbert, Pallois, Poundjé – Plasil (c), Vada (Traoré 84e), Malcom, Touré – Rolan (Ménez 72e), Laborde (Ounas 79e)

Saint-Etienne : Ruffier – Théophile-Catherine, Perrin (c), Pogba, Mbengué – Selnaes, Pajot, Corgnet – Hamouma, Beric, Tannane

Buts : Laborde (13e), Rolan (57e) et Malcom (72e) / Hamouma (81e) et Soderlund (89e)

Avertissements : Touré (80e)

Affluence :  34012 spectateurs

Le résumé

Ça fait longtemps que l’on n’a pas vu de football à Bordeaux et pour être franc, cela nous a manqué au possible. Surtout que l’on n’en a pas vu en 2016, arrêtez-moi si je me trompe ? Bref, les Girondins version 2016-2017 ne ressemblent en rien avec ceux que nous avions le supplice (on en rajoute un peu, oui) de voir tous les week-end. En bons supporters, nous nous devons d’afficher un regard positif sur le futur puisqu’en plus, nous croyons en cette équipe et en ce staff. Il ne reste plus à toute cette troupe que de prouver les espoirs mis sur ceux, sur le terrain. Et ça a commencé ce soir avec cet affrontement presque fraternel entre Bordeaux et Saint-Etienne.

Sous un soleil de plomb (35 degrés) et pas un seul nuage à l’horizon. Lionel Jaffredo a lancé les hostilités à 17h pétantes, et de suite Vincent Pajot envoie un long ballon en touche, tel un demi d’ouverture au rugby, pour occuper le terrain et mettre une pression directe sur les bordelais. Le bloc très haut des stéphanois a considérablement gêné, dans les premières minutes, le jeu de possession girondin. Quinze premières minutes tendues, où les locaux ont été quelque peu asphyxiés par les visiteurs. Mais ce quart d’heure est resté plein de bonne volonté, par des bordelais arborant leur magnifique maillot Home.

Un peu contre le cours du jeu, Bordeaux a ouvert le score. Et qui de mieux qu’un revanchard comme Laborde pour ouvrir le compteur buts de son club de cœur ? Sur un coup-franc parfaitement frappé par Thomas Touré, l’ex-clermontois a placé sa tête en pleine lucarne. Ruffier est resté stoïque, impuissant. Une ouverture du score qui a donné des ailes à Bordeaux. En place défensivement et très dynamiques offensivement, on sent déjà la fameuse patte Gourvennec. Jusqu’à la pause, le match a été très ouvert puisque même si le rapport de force s’est inversé, Bordeaux prenant peu à peu la mesure de son adversaire, Saint-Etienne s’est crée des situations. Juste à la suite d’un magnifique contre bordelais, Poundjé centre pour Laborde qui remise intelligemment sur Malcom mais la frappe du talentueux brésilien (31e) n’a pas changé le score. Deux minutes plus tard, énorme occasion pour les Verts et après un rush gagnant d’Hamouma, Corgnet frappe (33e) mais Sabaly contre le ballon qui filait vers le but.

Peu de temps avant de rentrer aux vestiaires, Vada a servi un amour de ballon pour Laborde qui, une nouvelle fois de la tête, place un ballon cadré que Ruffier, cette fois-ci, sort avec brio (42e). Sur le corner engendré par cette occasion, Pallois place un coup de crâne victorieux… si Hamouma n’avait pas dévié, sur sa ligne, le cuir (43e). A la mi-temps on se sent heureux puisque le match est de très bonne facture avec de la projection, de l’envie et du jeu.

Saint-Etienne a très mal démarré sa deuxième période. Mal positionnés en défense, Rolan aurait pu punir les visiteurs s’il avait gagné son duel face à Ruffier (54e). L’Uruguayen, sur le départ mais toujours pas parti, a néanmoins corrigé son erreur trois minutes plus tard. Servi sur un plateau par Laborde (d’ailleurs lui aussi servi sur un plateau par Touré), le numéro 9 aquitain fusille Ruffier pour le but du break : 2-0 (57e). Un break, acru par un amour de coup-franc signé Malcom. Un bijou de frappe enroulée qui atterri directement dans le petit filet d’un Ruffier qui n’a même pas bougé : 3-0 (72e). Bouger, les supporters n’ont pas hésité à le faire pour célébrer leur joie de voir ce spectacle, cette effervescence, ce talent.

La soirée est parfaite, le ciel est beau et le terrain est bon. Toutes les cartes sont dans les mains du Scapulaire. Jérémy Ménez est rentré en jeu quelques instants après le but de Malcom, acclamé par le kop des Ultras Marines. Tout est beau, oui, mais tout s’est bien obscurci à l’entame des dix dernières minutes. Après le 3-0, Bordeaux s’est un peu arrêté de jouer, cédant vite le ballon à des stéphanois bien plus physiques derrière. Ainsi, Hamouma (81e) puis Soderlund (89e) ont marqué sur des centres (le second, sur corner). Les fantômes de FCGB-OL (Bordeaux gagne 1-0 et perd 2-1 en prenant deux buts à la 92e et 94e minute) ont resurgi dans nos têtes, mais le pire ne pouvait pas arriver ce soir.

Et oui, Bordeaux s’impose sur le score de trois buts à deux en produisant soixante-dix minutes d’excellente qualité. Les dix premières et dernières minutes ont été, elles, bien bien difficiles à gérer. Quoi qu’il en soit, les trois points sont là et l’animation offensive est très excitante. En défense, il y a encore des choses à revoir. Notamment dans la conservation de balle puisque, si nous avions gardé le ballon au sol comme ça a été le cas une heure durant, il n’y aurait pas eu le stress occasionné. Bordeaux est leader du championnat mais, bien entendu, ça ne veut pas dire grand-chose (voir ICI).

Prochain rendez-vous dès la semaine prochaine avec un déplacement à Toulouse. Avec pour objectif de se faire la malle après l’affront de l’an dernier (4-0). Enfin bon, on a quelques affronts à laver si on va dans ce sens-là…

Allez Bordeaux !