Après la très belle victoire des Girondins de jeudi face au FC Bruges (4-0), le groupe est déjà tourné sur le prochain match de Ligue 1 avec la réception d’Ajaccio, dimanche à 14h, au Stade Chaban-Delmas. Comme l’a rappelé Francis Gillot, il ne faut pas trop perdre de point(s) en route afin de rester au contact des 5 premières places du championnat. Avec 67 heures entre les 2 rencontres, la récupération s’avère très importante.  

Malgré la très bonne prestation collective des Girondins pour le 1er match de Ligue Europa, on sait Francis Gillot soucieux de faire tourner son effectif, jonglant entre les matchs de Ligue 1, les rencontres européennes et bientôt la Coupe de la Ligue (1/8ème le 30 et 31/10). Le coach veut disposer au maximum des forces vives pour enchaîner les matchs, et, cette saine rotation permet de concerner la majorité de ses joueurs pour les matchs à venir. Même si l’opposition des belges a été faible, en raison à de nombreux forfaits, les joueurs au scapulaire ont livré un match plein et sérieux durant les 90 minutes. Ils ont fait le boulot et se sont rendus le match facile malgré les absences de Maurice-Belay, Obraniak, Nguemo et Ben KhalfallahTous ont répondu présents, même si l’on peut reprocher le manque de réalisme de Cheick Diabaté dans la surface de réparation. L’attaquant international malien doit simplifier son jeu et jouer en première intention pour être plus efficace.

Alors même si ce match peut s’apparenter à une promenade de santé où les joueurs ont fait le plein de confiance empochant les 3 points avec la manière, marquant au passage 4 buts sans en encaisser, reçu aucun avertissement tout en permettant au coach, le luxe de faire souffler Trémoulinas, Gouffran, Saivet et offrir au jeune Sacko ses premières minutes en pro en Coupe d’Europe et à Lescure. A ne pas s’y méprendre, les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Et il suffit de redescendre au 30 août dernier où les Girondins se sont offerts le scalp des serbes de l’Etoile Rouge de Belgrade au sortir d’un match de barrage retour compliqué, d’un finish heureux et d’une qualification méritée (3-2).


Ce dimanche après midi retour au championnat. Avec les nouveaux horaires des diffuseurs, Canal + et BeIN Sport, les semaines européennes imposent au club de rejouer, au maximum, avec 74 heures de récupération. C’est le cas pour un club qui joue le jeudi à 19h en Europa League suivie d’une diffusion en prime le dimanche en championnat à 21h sur Canal +. Ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas pour Bordeaux lors de ces phases de poules à la lecture du calendrier. C’est le lot des 3 équipes (avec Lyon et Marseille) engagés en Europa League, même si l’on peut légitimement penser que les Olympiques auront plus les faveurs d’attirer les caméras de BeIN Sport à 17h et celles de Canal à 21h. Les Girondins joueront bien 2 rencontres un dimanche à 21h, à Lyon (le 30/09) et à Lescure pour le venue de Marseille (le 18/11). Mais elles n’interviennent pas après des rencontres européennes.

A Bordeaux, demain on reçoit donc l’AC Ajaccio d’Adrian Mutu mais à l’heure de la pleine digestion dominicale, de la sieste, à 14 heures, soit 67 heures après le match de Bruges. C’est là où l’on se dit que les joueurs ont bien fait de se faciliter la tâche sur le terrain. L’ensemble du staff, lui aussi, en tirera les bienfaits. Il lui faudra tenir le bon discours pour garder cet esprit de compétition, laissant l’Europe de côté, afin de retrouver le presque quotidien du championnat hexagonal.

Lors du prochain match de Ligue Europa des Girondins de Bordeaux à Newcastle, le 04 octobre prochain à 21h et celui de L1 à Brest, le 07 octobre à 14h, c’est pas moins de 65h qui vont séparer ces 2 matchs. N’est-il pas plus judicieux de passer la nuit en Angleterre, effectuer un décrassage aussitôt le match terminé, et de rejoindre directement le Finistère pour une mise au vert, basée sur la récupération. Plutôt que de rentrer dans la nuit après Newcastle, organiser le vendredi une séance de décrassage pour les uns et d’entraînement pour les autres, regagner Brest le lendemain afin d’être sur place dès la veille du match, pour être frais et dispo le dimanche. La Bretagne n’est-elle pas sur la route de la Grande-Bretagne.

La répétition des matchs entraîne une fatigue physique et mentale et accroît sur un potentiel risque de blessure. Dans l’idéal, il faut pouvoir accorder au moins 72 heures entre 2 matchs, pour bénéficier d’une récupération complète. Lorsque ce délai est réduit cela exige une hygiène de vie stricte pour ne pas fragiliser les organismes des joueurs. Le seul mot d’ordre est le repos avec au programme un simple entretien et des soins. Le fait de jouer à 14h nécessite un réveil musculaire (au minimum 3 heures avant un match) et un repas sportif (3 à 4 heures avant un match) à base principalement de légumes digestes et/ou de féculents. Eric Bedouet, en charge de la préparation physique au club depuis 1998, adapte ses séances collectives et intervient aussi en individuel. Mais pour le préparateur, « l’idéal serait de décaler le match de Ligue 1 au lundi pour bien faire souffler les joueurs ». Cette solution étant impossible, selon lui, il n’y a pas de remède miracle « ils (les joueurs) vont progresser par le fait de jouer de manière très rapprochée deux compétitions. Ils vont apprendre à jouer avec la fatigue. » On l’aura bien compris, c’est aux joueurs de trouver et de garder le rythme.

Une nouvelle trêve internationale arrive après le déplacement à Brest. Certains joueurs pourront souffler mais les heureux internationaux, ils étaient 9 à être sélectionnés au début du mois, devront enchaîner lors des éliminatoires du Mondial 2014 ou de la CAN 2013. Mais après, c’est certain, le dimanche on remet le couvert, et ce, jusqu’à la trêve des confiseurs…

Scap33



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