Francis Gillot

Deux jours avant son retour à Lens, Francis Gillot s’est confié à la presse régionale nordiste et évoque sa joie de revenir à Bollaert, un stade qu’il a connu comme joueur et comme entraineur.Il parle du match de mercredi qui constitue un rendez-vous à ne pas manquer pour nos Marine & Blanc, distancés en championnat. Notre coach en profite aussi pour évoquer la future intersaison du club bordelais qui sera selon lui primordiale.

Voici un extrait de l’interview accordé à la Voix du Nord :

Ça vous fait quoi, Francis, de revenir à Lens ?

« Ça fait plaisir. Le Racing étant descendu en Ligue 2, je n’ai malheureusement plus la chance de revenir au moins une fois dans la saison au stade Bollaert. C’est embêtant, car j’ai toujours beaucoup d’amis là-bas. À cela s’ajoute le fait que « Siko » a pris l’équipe. On s’appelle souvent. Récemment, j’étais revenu à Lille. On a mangé ensemble. En plus, je trouve que les deux clubs se ressemblent. Lens est dans le milieu de tableau, comme nous. »

Pourquoi avoir choisi ensuite Bordeaux ?

« Parce que c’est toujours un club attirant. Aujourd’hui, il y a pourtant un virage à prendre. Nous avons enregistré beaucoup de départs (Gouffran et Jussiê à la trêve). Il va falloir faire attention à ce que l’on va faire à la prochaine intersaison. Ce sera un tournant dans la vie du club, une année charnière, surtout avec la taxe à 75 % sur les hauts salaires. Bordeaux n’a plus les moyens d’il y a quelques années, c’est clair. »

Il vous reste donc la Coupe de France pour tirer votre épingle du jeu. Problème : il y a Lens

« On y va pour gagner bien sûr. Ça va être difficile pour plein de raisons, mais c’est dans ma philosophie de viser haut. Jusqu’ici, Bordeaux est toujours passé de justesse en Coupe. Même si c’est in extremis à Lens, je m’en contenterai ! »

Mercredi, Bollaert sera plein, ça va vous rappeler des souvenirs…

« Ce sera un bel événement, il y aura de la bonne humeur. Les Lensois seront majoritaires, mais nos supporters seront là aussi, puisque le match ne sera pas retransmis à la télévision. À Kiev, en Europa League, ils n’étaient pas aussi nombreux que les Ukrainiens, mais on les avait entendus tout de même. Il y a un bon groupe chez nous. » •

Dans cet entretien à lire ici, Francis Gillot revient sur sa carrière et son poste d’entraineur, les raisons de son départ de Lens (proche de ce qu’il s’est passé à Bordeaux ces derniers mois…), son passage à Sochaux, et sa vision actuelle des Sang & Or.

Si ce match est particulier pour notre entraineur, nul doute qu’il ne fera pas de cadeau à son « ex » et qu’il n’attend qu’une seule chose, une qualification dans le dernier carré de la Coupe de France. Cela fait maintenant 10 ans que nous n’y sommes pas parvenus, c’était en 2003 et Ronaldinho nous avait mis KO (victoire du Paris SG 2-0).

Source : lavoixdunord.fr



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